Newsletter
LE BON GRAIN ET L'IVRAIE
Dernière parution
de l'auteur
Dieu - La science Les preuves
Archives

Suivre le Christ de la bible ou celui que nous nous fabriquons…

Notre Seigneur Jésus explique que les livres de Moïse viennent de Lui, et que ses contemporains espéraient en un Moïse qu’ils s’étaient eux-mêmes raconté, indépendamment des saintes écritures.

Bien entendu il faut actualiser ce récit à aujourd’hui, croyons-nous au vrai Jésus… ou bien à celui que nous nous racontons indépendamment des saintes écritures ? « L’ignorance en effet des Ecritures est l’ignorance du Christ. » (Vatican II, Dei Verbum § 25, voir (1)).

Jésus-Christ explique donc en saint Jean que les livres de Moïse viennent de Lui : « 44. Comment pouvez-vous croire, vous qui acceptez la gloire venant l’un de l’autre, et la gloire, qui venant du fondement est par Dieu, vous ne cherchez pas ? 45. Refusez de supputer que moi je sois sur le point de vous accuser auprès du Père ; il est qui vous accuse : Moïse, en lequel vous espérez. 46. Si en fait que vous crussiez à Moïse, que vous crussiez peut-être aussi à moi ; issu de moi en fait celui-ci a écrit. 47. Mais si aux lettres de celui-ci vous ne croyez pas, comment croyez-vous à mes paroles ? » (Jean 5, 44-47, voir (2)).

Certes les mauvaises traductions non canoniques y comprennent à tort non pas que Moïse a écrit sur inspiration du Dieu Jésus-Christ, mais que Moïse a écrit à propos de Jésus-Christ… ce qui est faux car le latin utilise un ablatif signifiant un point de départ : ainsi l’écrit de Moïse vient de Jésus-Christ…

Saint Paul le confirme et le précise quand il écrit : « Paul esclave du Christ Jésus, appelé apôtre, réuni à part dans l’évangile de Dieu, qu’avant il avait promis par ses prophètes dans les saintes Ecritures venant de son Fils » (Rm 1, 3, voir (3)). Voici : le Fils de Dieu est donc auteur de tout l’ancien testament… selon le nouveau testament…

Le Fils de Dieu soigne les humains malades… mais pour certains malades ses médicaments que sont les lois de Moïse et tous les prophètes n’ont pas toujours bon goût !

La question que pose Jésus-Christ dans l’extrait ci-dessus est intéressante, l’évangile de Jean ne montre pas que les Judéens y auraient répondu… : si nous ne croyons pas aux écrits de Moïse comment croyons-nous aux paroles de Jésus-Christ ? Mettons-les-nous en pratique sans y croire… ou refusons-nous aussi de les mettre en pratique ? En tous cas ne pas répondre est faire preuve d’hypocrisie ! Jésus-Christ reproche évidement de dire croire en Moïse alors de ne pas y croire réellement…, de même aujourd’hui de dire croire en Jésus alors de ne pas y croire réellement… pour la raison de refuser la pratique des lois et paroles de l’ancien testament… à partir du moment ou bien entendu elles sont canoniques… c’est-à-dire vraiment les paroles de Dieu… et non de mauvaises traductions ou falsifications volontaires !

Car beaucoup d’entre nous font profession de catholicisme en refusant l’ancien testament ! Or selon le Concile Vatican II : « L’ignorance en effet des Ecritures est l’ignorance du Christ. » (Vatican II, Dei Verbum § 25, voir (1)). En ignorant les écritures sacrées, toute profession d’appartenance catholique n’est qu’une profession d’identité socio-culturelle : il semble évident qu’on ne peut pas se dire chrétien, ni donc catholique, sans accepter le Christ comme auteur aussi des Livres de la Loi de Moïse selon saint Jean… mais aussi des prophètes selon saint Paul…

Jésus-Christ enseigne aux hommes qui entendent sa Parole et ne la mettent pas en pratique que comme des insensés (stulto) ils bâtiront leur habitation sur du sable (Mt 7, 26) : nos demeures sont à construire dans le royaume des cieux en mettant en pratique toutes les saintes écritures. Or la Parole de Jésus-Christ se trouve bien dans les saintes écritures. Avec Paul VI, auteur du Concile Vatican II, qui enseigne que les saintes écritures sont la première source de la vérité révélée (voir 4), le Pape Jean-Paul II enseigne que les écritures bibliques (le Verbe de Dieu) sont la première source de toute spiritualité chrétienne (voir 5). Quand donc Jésus parle de faire la volonté de son Père… cette volonté est exprimée premièrement par sa Parole, car il est le « Verbe de Dieu » transcrit dans les saintes écritures : « ce n’est pas chacun, qui me dit : « Seigneur, Seigneur », qui entrera au royaume des cieux, mais qui fait la volonté de mon Père, qui est aux cieux. » (Mt 7, 21).

Jésus-Christ dit : « elle ne peut pas être soute l’Écriture, que Père a sanctifiée et mise dans le monde » (Jn 10, 35-36; voir 6). Dieu nous met en effet en garde de nombreuses fois dans la bible de ne rien ajouter ni retrancher à sa parole. En effet l’« ignorance des Écritures est l’ignorance du Christ » (Concile Vatican II, Dei Verbum, n.25). Ainsi, la connaissance du Christ se fait par l’étude des saintes écritures, Paroles qui viennent du Verbe de Dieu, saintes écritures dans lesquelles le Seigneur nous met souvent en garde de ne rien ajouter ni retrancher à sa parole (en Dt 4, 2 (où Dieu parle); en Dt 12, 32 (où le narrateur parle); en Jr 26, 2 ; en Ecclésiaste 3, 14 (où le narrateur parle); en Apocalypse 22,18 (où le narrateur parle)).





Par Arnaud Barbey, fin mars 2020.






(1) Traduit du latin canonique de Vatican II en Dei Verbum § 25 : « Pariter Sancta Synodus christifideles omnes, praesertim sodales religiosos, vehementer peculiariterque exhortatur, ut frequenti divinarum Scripturarum lectione « eminentem scientiam Iesu Christi » (Phil. 3, 8) ediscant. « Ignoratio enim Scripturarum ignoratio Christi est » (39). ».

(2) Traduit de la neuve vulgate « typique » en (Jean 5, 44-47) : « 44 Quomodo potestis vos credere, qui gloriam ab invicem accipitis, et gloriam, quae a solo est Deo, non quaeritis? 45 Nolite putare quia ego accusaturus sim vos apud Patrem; est qui accuset vos: Moyses, in quo vos speratis. 46 Si enim crederetis Moysi, crederetis forsitan et mihi; de me enim ille scripsit. 47 Si autem illius litteris non creditis, quomodo meis verbis credetis ? ».

(3) Traduit de la neuve vulgate « typique » en (Rm 1, 3) « 1 Paulus servus Christi Iesu, vocatus apostolus, segregatus in evangelium Dei, 2 quod ante promiserat per prophetas suos in Scripturis sanctis de Filio suo »

(4) Pape Paul VI, auteur du saint Concile Vatican II, dans son Audience Générale du Mercredi 30 octobre 1968.

(5) Jean-Paul II, Exhortation apostolique Vita consecrata, première partie du § 94. Source : www.vatican.va

(6) Traduit de la vulgate en (Jn 10, 35-36) : « 35 […] non potest solvi Scriptura, 36 quem Pater sanctificavit et misit in mundum »

Lecture littérale de la bible ? oui mais

Résumé : L’église, sans précision encore concernant l’histoire, enseigne que la bible vulgate en latin est sans erreur concernant la foi et les mœurs — La bible est la première source de la révélation, et sa lecture littérale est un socle, avec aussi l’Esprit Saint, pour y entendre droitement la Parole de Dieu — Tout sens spirituel n’est pas à exclure de la bible quand elle évoque un évènement futur……






On pourra lire aussi l’article : Méthode biblique de lecture biblique






Tous ne le savent pas : quand l’église affirme que la bible vulgate en latin est sans erreurs… cette affirmation est réduite aux sujets de foi et aux mœurs sans précision quant au contenu historique des saintes écritures. Le Pape écrit en effet à propos de l’édition vulgate en latin de la bible : « dans les choses de la foi et des mœurs de toute erreur être absolument immune; » (Divino afflante Spiritu, voir [1]).

Remarquons la force de ce mot « immune »… qui signifie qu’au sein de l’Eglise, cette édition biblique latine est immunisée (préservée) contre toute erreur aux sujets de foi et concernant les mœurs.

Alors une lecture littérale de la bible ? Celle-ci provoque le tollé infatué des foules bien-pensantes… elle souffre de persécutions comme ceux qui ont écrit la bible… :

Cette présente étude montre que la lecture littérale de la bible est un socle, avec aussi l’Esprit Saint, pour comprendre la première source de la révélation qui est reprise soigneusement dans l’édition de la bible neuve vulgate « typique » en latin[2]. N’oublions pas que Jésus-Christ accorde dans l’évangile une très grande fiabilité aux saintes écritures et n’y badine pas avec ce qui y est écrit ! Il dit en effet dans l’évangile : « Parce que sont ces jours de vengeance[3], afin que soient emplies toutes choses, qui sont écrites. » (Luc 21, 22 [4]). Le catéchisme de l’église catholique explique que « Tous les sens [de l’Écriture sacrée] seront fondés sur un, évidemment littéral » (CEC § 116 [5])…

Première partie

Le chef du protestantisme Martin Luther préconisât l’exécution des sorcières pour, selon lui…, rester fidèle à la bible qu’il aurait ainsi interprétée… : « Tu n’accepteras pas de laisser vivre une sorcière » (Exode 22, 17 : voir l’article de Wikipédia : fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Luther) ! Par cela Luther montre qu’il n’avait pas une bible vraie… où sinon qu’il ne connaissait pas le latin… De son vivant il critique parait-il la traduction de l’hébreu en latin de Sebastian Münster qui écrit, au moins dans son édition de 1539 : « Maleficam non patieris vivere. » (Exode 22, 17 [6])… exactement comme on le trouve dans quelques bibles de cette époque numérisées et publiées gratuitement sur la toile… et qui se comprend droitement (littéralement) par « tu ne pâtiras pas à vivre une malfaisante. »… Plus tard la vulgate, bible catholique, dans son édition canonique promulguée en 1592 écrit pour ce verset : « Maleficos non patieris vivere. »… qui se comprend droitement (littéralement) par « tu ne pâtiras pas à vivre les malfaisants. »…

Il faut comprendre que vivre (avec) les malfaisants ne te fera pas souffrir… Car dans son contexte précédent de demande de réparation des malversations, ce verset biblique (Exode 22, 17) conclut que les malfaisants remboursant les « dégâts » qu’ils ont fait… qu’alors la victime n’aura finalement pas à en pâtir : la loi de Moïse demande encore la réparation des péchés en (Lv 5, 20-26)… En français d’aujourd’hui nous avons aussi le verbe vivre dans un emploi transitif, c’est-à-dire suivi d’un accusatif par exemple dans l’expression « j’ai appris à vivre les jours (accusatif pluriel) tels qu’ils se présentent à moi » . En aucun cas le verset biblique qu’à trafiqué Luther ne demande de tuer quiconque ! Que celui ou celle qui voit dans ce verset biblique comment Luther peut-il y prendre de préconiser des exécutions de sorcières, nous le dise !

La plupart du temps c’est une mauvaise traduction littérale de la vulgate catholique latine, sans avoir assez l’Esprit de Dieu pour la replacer dans l’entièreté biblique, qui est cause de l’incompréhension de la sainte bible… et donc du refus de sa « traduction littérale »…

Luther est connu pour s’être séparé de la bible vulgate latine utilisée depuis plus d’un millénaire dans l’église… voici donc un exemple que cette volte-face puisse aboutir à une tuerie anti-évangélique aux sorcières !… Si Luther s’était astreint à y lire ce qui y est écrit… jamais il n’aurait pu attribuer à Dieu de vouloir dans ce verset des tueries aux sorcières.

Certes la compréhension vraie de la bible est très souvent totalement hors de notre portée… mais que celui qui manque de compréhension ait l’humilité de refuser d’outrepasser le texte biblique en y attribuant un sens déconnecté de son texte littéral — ce qui n’a pour effet que d’engendrer un pseudo-christianisme — même si le lecteur doit rester un temps… ou deux… voire mille temps… dans l’incompréhension… Surtout ne pas adopter par conformisme une réponse que la pseudo-théologie des pseudo-prophètes lui apporterait et qui serait déconnectée du texte littéral de la vulgate latine !

Et que signifie que « la lettre tue (occit) » ?

Disons déjà qu Non, la lettre ne tue pas l’Esprit !

Car on entend souvent répéter très banalement par les anti-lecture-littérale-biblique que « la lettre tue l’Esprit » !… Ceci n’est, espérons-le, pas dit par les anti-lecture-littérale-biblique « professionnels » qui défendent une indépendance d’interprétation du texte biblique, mais ce slogan est communément entendu parmi les « non professionnels » de la bible… disons que ce slogan « la lettre tue l’Esprit » serait la vulgarisation en milieu catholique des explications des anti-lecture-littérale-biblique « professionnels »…

Mais on oublie que cette lettre biblique vient de l’Esprit de Dieu ! Puisque Dieu est auteur des saintes écritures[8]… alors comment donc la lettre qui vient de l’Esprit de Dieu pourrait-elle tuer l’Esprit de Dieu ! La bible n’écrit évidemment pas que la lettre tue l’Esprit…

Saint Paul explique en fait que la lettre tue (occit) mais l’Esprit vivifie (2 Cor 3, 6)… La lettre tue… est à mettre en rapport, toujours selon saint Paul dans ce même chapitre au verset 9, avec le glorieux ministère de la damnation… ce mot damnation est banni par les chrétiens ne sachant pas qu’il a le même sens que condamner dans les évangiles[9] : mais l’Esprit vivifie parce qu’un malfaisant peut à nouveau être vivifié par l’Esprit (dans le sacrement de pénitence). Le glorieux ministère de la damnation (voir note [10]) est distingué dans l’écriture sainte du glorieux ministère de la justice, quand saint Paul écrit dans ce même passage de 2 Corinthiens 3, que sa mission est d’être ministre du glorieux ministère de la justice[11] : ministère qui va chercher ceux dont l’âme est mourante[12] par l’effet de leur propre péché pour leur apporter la vivification de l’Esprit de Dieu en support à leur pénitence par la réparation[13] de leurs péchés volontaires ou par erreurs[14] : « Mes frères, si quelqu’un de vous aura erré hors de la vérité, et quelqu’un l’aura converti, il doit savoir que, qui aura fait convertir un pécheur de l’erreur de sa voie, sauvera son âme de la mort[15] et couvrira une multitude de péchés. » (Jacques 5, 19-20 [16]).
La lettre tue… est donc en rapport avec le glorieux ministère de la damnation

Et si la lettre tue… elle tue bien ceux qui la rejette en pratique ! parce que la lettre porte en elle la loi de damnation des malfaisants : Jésus dit en effet, je cite : « Qui m’écarte et n’accepte pas mon discours, possède, ce qui le juge : la parole, que j’ai dite, celle-ci le jugera dans les derniers jours » (traduit de la neuve vulgate canonique en (Jean 12, 48 [17])). [On martèle régulièrement dans la nébuleuse pseudo-catho que Jésus-Christ n’est pas venu pour nous juger[18]… en omettant toujours d’ajouter que Jésus annoncera l’action judiciaire aux nations[19] et que c’est la parole biblique qu’il a dite et qui vient de son Père qui jugera ceux qui l’écarte et n’accepte pas son discours.] Rappelons que saint Paul communiquait par lettre avec les premières communautés chrétiennes… Il ne peut pas se contredire en utilisant des lettres alors qu’elles seraient sensées tuer l’Esprit ! De plus il enseigne à son disciple : « et parce que depuis le bas âge tu as appris à connaitre les Lettres Sacrées, qui par le moyen de la foi peuvent t’instruire vers le salut, qui est dans le Christ Jésus. Chaque Lettre est divinement inspirée et utile pour enseigner, pour arguer, pour corriger, pour érudir dans la justice, afin que soit parfait l’homme de Dieu, instruit pour toute œuvre bonne. [20]» (2 Timothée 3, 15-17).

Il est donc piquant que la lettre tue vraisemblablement ceux qui ne veulent pas de la lettre… Car le rejet de la littéralité des saintes écritures a sans doute pour origine ceux qui entreprennent d’évacuer les prescriptions apostoliques des saintes écritures dont ils ne veulent pas… en particulier la loi de Dieu… qui condamne par la lettre biblique même ceux qui y sont infidèles.

Alors bien entendu la Lettre ne tue pas l’Esprit, et même, nous enseigne ci-dessus saint Paul, par le moyen de la foi les Lettres Sacrées peuvent instruire vers le salut.

Ce slogan « la lettre tue » ne peut pas être invoqué contre la lecture littérale de la bible vulgate latine. Nous voyons maintenant dans la seconde partie le Magister Papal Catholique qui explique que c’est en affirmant la signification littérale des mots qu’est donnée de cette manière la signification spirituelle biblique aussi…

Seconde partie

Nous avons vu que bibliquement, ce slogan « la lettre tue », ne peut pas être invoqué contre la lecture littérale de la bible vulgate latine.
Cette seconde partie présente la doctrine catholique au sujet de la lecture littérale de la bible :

C’est concernant son contenu de foi et de mœurs[21] que le Magister de l’Eglise explique que c’est en affirmant la signification littérale des mots qu’est donnée de cette manière la signification spirituelle biblique aussi : « C’est pourquoi les exégètes, de même qu’ils affirment la signification littérale des mots, dans laquelle l’hagiographe aura tendu et même aura exprimé, elle doit redonner naissance et même exposer de cette manière la spirituelle aussi, pourvu que selon la coutume il constate avoir été donnée celle venant de Dieu.» (Divino afflante Spiritu, voir [22]).

C’est donc en affirmant la signification littérale des mots qu’est redonnée naissance à la signification spirituelle qui est exposée de manière littérale.

Dans ce document Divino afflante Spiritu, le Pape se lamente à propos des explications bibliques déconnectées de la littéralité des textes sacrés…

Le Pape oppose dans ce document Divino afflante Spiritu les subjectivités de ces « exégètes »[23] qui les proclament à répétition comme étant des interprétations ; le Pape les oppose aux véritables interprétations qui sont théologique, c’est-à-dire fondées dans la révélation Divine conservée par la sainte Église du Christ (voir [24]). Ce document infaillible du Pape constate que pour beaucoup les explications « spirituelles » sont un refuge. Il va de soi qu’on se réfugie dans des « interprétations » dites « spirituelles » quand on ne veut pas ou on ne comprend pas les textes sacrés.
Je n’ai malheureusement pas tout traduit du latin canonique, mais ce document du Magister Papal infaillible dit ensuite que tout sens spirituel sain n’est pas à exclure de l’Écriture Sacrée. Ce document du Magister Papal infaillible restreint l’utilisation d’interprétations soi-disant spirituelles, qui sont de fait le plus souvent utilisées trop banalement dans l’église catholique pour gommer le texte littéral lui-même… et donc gommer la sainte Parole de Dieu qui Elle-même est… littérale… puisqu’elle consiste justement en le texte littéral auquel l’Esprit Saint apporte la signification Divine. Jésus-Christ, le Verbe de Dieu littéral en tant que Parole, et l’Esprit Saint, nous sont envoyés comme les deux piliers de la compréhension de leur révélation.

Troisième partie :
signification spirituelle

Le Pape enseigne que tout sens spirituel sain n’est pas exclu de l’Écriture Sacrée du moment qu’elle témoigne par un « mode spirituel » d’évènements futurs. L’important est de lire dans ce document Divino afflante Spiritu que le Pape souffre de l’utilisation d’interprétations erronées sous couvert d’être soi-disant « spirituelles » : il y enseigne donc que tout sens spirituel n’est pas à exclure dans les textes évoquant un évènement futur, et que le sens spirituel vient du sens littéral : « de même que littérale, ils affirment, la signification des mots […] de cette manière la spirituelle aussi… » (voir plus haut). Quand est à donner une interprétation spirituelle du texte, c’est en affirmant la signification littérale des mots qu’est donnée la signification spirituelle biblique aussi. Ce en quoi ce document du Pape ne fait que tenir compte de l’évangile quand le Christ explique qu’il viendra nous juger en fonction de sa parole trouvée dans les écritures saintes : « Qui me repousse et n’accepte pas mon discours, possède, ce qui le juge : la parole, que j’ai dite, celle-ci le jugera dans les derniers jours » (Jean 12, 48 [25]).
Voici ce texte Papal infaillible dans sa partie précédent le passage déjà donné au début de ce présent article : « Lorsqu’ils (Ndlt : les exégètes des Ecrits Sacrés) auront donné une telle interprétation, principalement, comme nous avons proclamé, théologique, avec efficacité ils ramèneront au silence ceux, qui proclament à répétition d’être une interprétation pour se réfugier, en affirmant par soi avec peine dans des explications bibliques de trouver quelque chose, qui élève la mentalité vers Dieu, qui nourrit complétement l’âme, qui promeuve la vie intérieure, vers une quelconque spiritualité et la mystique, comme ils affirment. Qu’à ce propos à quel point ils professent trop peu droitement (Ndlt : Les exégètes des Ecrits Sacrés), l’expérience d’un grand nombre elle-même (l’)enseigne, (ceux) qui la parole de Dieu encore et encore considérant et méditant, ont parfait leur âme, et en face de Dieu sont mus par un amour véhément ; et ils font ostension de la même perpétuelle institution de l’Église et des monitions des plus hauts Docteurs avec lucidité. Tout sens spirituel sain n’est pas exclu de l’Écriture Sacrée. Lesquels (Ndlt : écrits) de fait dans l’Ancien Testament ont été dictés ou faits, ainsi par Dieu très sagement ont été ordonnés et disposés, afin que les anciens (Ndlt : écrits) par un mode spirituel signifiassent par-là, que ceux dans la nouvelle alliance de grâce fussent le moyen du futur. » (Divino afflante Spiritu [26]).

Le catéchisme de l’église catholique explique : « Tous les sens [de l’Écriture sacrée] seront fondés sur un, évidemment littéral » (CEC § 116 [27])…

Selon le catéchisme de l’église catholique le sens littéral fonde donc tous les sens… Le catéchisme de l’église catholique parle d’un « sens spirituel » fondé sur le sens littéral… et l’unité entre sens littéral de l’Écriture et le sens spirituel, c’est-à-dire « des signes », vient de la consultation de Dieu… : « Le sens spirituel : A cause de la consultation de Dieu (est) l’unité, non seulement le texte de l’Écriture, mais encore la chose et l’évènement desquels le texte parle, peuvent être des signes. » (CEC § 117 [28]). Selon le texte Papal canonique cité plus haut extrait de Divino afflante Spiritu, il faut interpréter que les signes dont parle le catéchisme de l’église catholique au § 117, sont les évènements futurs fondés, et donc montrés, par le sens littéral du texte biblique. Nous avons vu plus haut que le Pape, dans Divino afflante Spiritu, enseigne que tout sens spirituel sain n’est pas à exclure dans les textes évoquant un évènement futur ; un sens spirituel est donnée par un spirituel dans le but que les évènements futurs prévus par les textes bibliques, une fois réalisés, donnent confiance en la réalisation des prophéties (textes qui prédisent des choses et des événements à venir) non encore réalisées des textes de la nouvelle alliance : « Tout sens spirituel sain n’est pas exclu de l’Ecriture Sacrée. Lesquels (Ndlt : écrits) de fait dans l’Ancien Testament ont été dictés ou faits, ainsi par Dieu très sagement ont été ordonnés et disposés, afin que les anciens (Ndlt : écrits) par un mode spirituel signifiassent par-là, que ceux dans la nouvelle alliance de grâce fussent le moyen du futur. » (texte déjà cité ci-dessus).

Le mode spirituel d’interprétation que décrit Divino afflante Spiritu est donc d’enseigner que la réalisation des prophéties de l’ancien testament signifie que celles de la nouvelle alliance du nouveau testament biblique seront de même réalisées.

En résumé considérons que le plus souvent, quand elles ne sont pas volontairement faites pour aliéner la Parole de Dieu… les soi-disantes « interprétations spirituelles » en dehors du sens littéral du texte biblique sont en fait des interprétations illogiques voir irrationnelles, faites par des personnes non spirituelles sans « la consultation de Dieu » (CEC § 117), des extravagants qui errent au-delà de la raison, par quelques hurluberlus, ou quelques farfelus… Ou encore des autocrates caparaçonnés qui n’ont pas la Loi de Dieu dans leur mental et dans leurs cœurs (Hébreux 8, 10 et 10, 16), abusent de soi-disantes interprétations spirituelles en dehors du sens littéral du texte biblique pour masquer leurs non compréhensions du texte biblique et par orgueil pour donner à tout prix une réponse à leurs ouailles. Le Nouveau Testament, dit le Seigneur, est de « donner mes lois dans le mental de ceux-ci, et dans le cœur de ceux-ci je surécrirai celles-ci ; et je serais pour eux en Dieu, et eux-mêmes seront pour moi dans le peuple. » (Hébreux 8, 8 et 10 et Jérémie 31, 33 [29])… notons bien que ceux qui ont les lois de Dieu dans leurs mental et dans leurs cœur, ceux donc qui ne peuvent pas divaguer dans de pseudo « interprétations spirituelles », ceux-là sont « dans le peuple » selon l’écriture sainte, et non pas parmi les chefs du peuple… La très sainte Vierge Marie aussi nous a mis en garde à la Salette : « Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr. » Les conducteurs du peuple de Dieu sont à la queue du Diable…





Par Arnaud Barbey, le 9 avril 2020 (amélioré le 3 septembre 2022)





—————————————————-

[1] Traduit du latin canonique de la lettre Papale Divino afflante Spiritu : « in rebus fidei ac morum ab omni prorsus esse errore immunem; »)

[2] A propos de la dernière révision critique de l’édition biblique en langue latine appelée « la vulgate », saint Jean-Paul II écrit : « Pendant cette révision de faire « jusqu’à un verbe, la raison a tenu au vieux texte de l’édition de la Vulgate, où évidemment les textes premiers-engendrés sont repris soigneusement, tels qu’ils sont repris dans les éditions d’aujourd’hui, par la raison critique à la manière des exacts ;» (Constitution Apostolique Scripturarum thesaurus)
Source : www.anté-matière.fr
Les « textes premiers-engendrés » sont selon le Magister Catholique les textes originaux coécrits par Dieu avec l’hagiographe. L’hagiographe est l’auteur sacré auquel est inspiré ou dicté par Dieu le texte sacré, qui est de ce fait est coécrit par Dieu et un auteur sacré.

[3] Ce mot est a utiliser car il est la traduction du latin « ultionis », génitif de « ultio » qui signifie vengeance dans la bible. En voici un exemple d’utilisation dans les Actes des apôtres: « Et alors qu’il (Moïse) eût vu quelqu’un souffrant une injustice, il a vendiqué et a fait la vengeance (ultio) pour lui, qui était opprimé, en frappant l’égyptien. » Traduit de la neuve vulgate canonique en (Ac 7, 24) : « Et cum vidisset quendam iniuriam patientem, vindicavit et fecit ultionem ei, qui opprimebatur, percusso Aegyptio. 25 Existimabat autem intellegere fratres, quoniam Deus per manum ipsius daret salutem illis; at illi non intellexerunt. »
« ultio » ne doit pas être traduit par faire justice, comme par exemple dans la bible liturgique catholique de l’Aelf (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones) en (Luc 21, 22) d’où est issue cette présente note, car la justice consiste à rendre sa part à celui qui en a été floué : on rend justice par réparation aux victimes des torts qui leurs ont été causés par injustice.

[4] Traduit de la neuve vulgate canonique en (Luc 21, 22) : « Quia dies ultionis hi sunt, ut impleantur omnia, quae scripta sunt. »

[5] Traduit du texte latin du catéchisme de l’église catholique au § 116 : « Sensus litteralis. […] « Omnes [sacrae Scripturae] sensus fundentur super unum, scilicet litteralem ». »

[6] Bible opérée par Sebastian Münster, éditée en 1539 à « Tiguri (Zurich) apud Christoph. Froschoverum », page 26 au verso (page 93 du PDF google).

[8] Dieu auteur des saintes écritures : « … : et examinant soigneusement cette vérité et la discipline contenue dans les livres écrits, et sans écrit par les traditions, lesquelles acceptées de la bouche elle-même du Christ par les apôtres, ou depuis les apôtres eux-mêmes par l’Esprit saint dictant, comme par les mains transmises, jusqu’à nous elles sont arrivées : les exemplaires suivis des pères orthodoxes, tous les livres tant de l’ancien que du nouveau testament, étant donné que de chacun des deux un Dieu soit auteur, et aussi les traditions elles-mêmes, à tel moment quant à la foi, à tel moment quant aux mœurs pertinentes, de même que dictées ou bien venant du Christ jusqu’à la bouche, ou de l’Esprit Saint, et conservées continues par la succession dans l’église catholique, elle soutient et vénère être nées de la piété par l’affection et la révérence. » (traduction du : Concile de Trente, session 4, Décret des écritures canoniques (Source : Sacrosancta Concilia de Labbei et Cossarti Ad Regiam Editionem, venetiis MDCCXXXIII, tome 20, page 22 : « perspiciensque hanc veritatem & disciplinam contineri in libris scriptis, & fine scripto traditionibus, quae ex ipsius Christi ore ab apostolis acceptae, aut ab ipsis apostolis Spiritu sancto dictante, quasi per manus traditae, ad nos usque pervenerunt : orthodoxorum patrum exempla secuta, omnes libros tam veteris quam novi testamenti, cum utriusque unus Deus fit auctor, nec non traditiones ipsas, tum ad fidem, tum ad mores pertinentes, tanquam vel ore tenus a Chriſto, vel a Spiritu Sancto, dictatas, & continua successione in eccleſia catholica conservatas, pari pietatis affectu ac reverentia suscipit ac veneratur. » ).

[9] Cette expression évangélique est bannie par les chrétiens… mais par ignorance… damner a dans les évangiles le même sens que condamner qui signifie con+damner = avec+damner. Dans les évangiles des saints Mathieu, Marc et Luc, le mot damné est employé à propos de Jésus damné à mort par les grands prêtres : voir la neuve vulgate en Mathieu 27, 3 ; Marc 10, 33 ; Luc 24, 20.

[10] Pourquoi le ministère de la damnation est-il glorieux (voir note 1 ci-dessous) ?
Le Pape François dans Amoris Laeticia (La joie de l’amour) : « Personne ne peut être damné à perpétuité, parce que c’est la mentalité de l’Évangile ! » (Source : Exhortation Apostolique Amoris Laeticia, du 19 mars 2016, au § 297 « Nemo in perpetuum damnari potest, quia haec est mens Evangelii! »).
On peut premièrement penser que le ministère de la damnation est glorieux parce qu’il permet de séparer les « bons » des « méchants » et de ce fait garantit dans le futur aux « bons » une vie de bonheur à l’abri des dangers, des tracasseries et autres mensonges qui pourrissent la vie…
Mais puisque Dieu est bon… il faut croire que la damnation serait une chance de plus pour certains « méchants » de vivre une période limitée de redressement en vue de leur bien propres et de celui des tiers… afin qu’ils deviennent « bons ». Jamais il n’est écrit dans la bible qu’une peine d’enfer soit éternelle… Quand en (Mathieu 25, 41) Jésus parle du feu éternel… ce n’est pas la peine qui est éternelle… c’est le feu ! Ce que le Pape François traduit par : « Personne ne peut être damné à perpétuité, parce que c’est la mentalité de l’Évangile ! » (voir source déjà mentionnée ci-dessus). Le ministère de la damnation est donc glorieux parce qu’il est une chance supplémentaire donnée aux damnés d’obtenir la vie éternelle… car n’oublions pas que l’homme par nature n’a pas la vie éternelle… qu’il peut avoir en mangeant de l’arbre de vie (Genèse 3, 22 de la neuve vulgate), arbre de vie dont l’accès est gardé par des chérubins et l’épée de feu tournoyante (Genèse 3, 24 de la neuve vulgate).
Note (1) :« De fait si le ministère de la damnation est une gloire, beaucoup plus le ministère de la justice abonde dans la gloire. » traduit de la bible neuve vulgate « typique » en (2 Cor 3, 9) : « Nam si ministerium damnationis gloria est, multo magis abundat ministerium iustitiae in gloria. »

[11] Glorification du ministère de la justice : dans ce même passage de 2 Corinthiens 3, saint Paul écrit : « De fait si le ministère de la damnation est une gloire, beaucoup plus le ministère de la justice abonde dans la gloire. » (2 Cor 3, 9 voir note 1). Saint Paul, qui explique qu’il imite Jésus-Christ, et que ses lecteurs doivent l’imiter lui (1 Cor 11, 1), explique le ministère de la justice, qui consiste à devenir juste et à justifier ceux qui se conduisent selon la foi de Jésus ; la glorification de ce ministère de la justice est seulement éclose ajoute-t-il : « 26. par le soutien de Dieu, jusqu’à l’ostension de sa justice en ce temps, afin qu’il soit lui-même (Ndlt : Jésus-Christ) juste et justifiant celui, qui est selon la foi de Jésus. Là est donc la glorification ? elle est éclose. » (Romains 3, 26 voir note 2).
Tous les chrétiens savent que Jésus-Christ nous enseigne cette « béatitude » : « Béats, ceux qui sont affamés et assoiffés de justice » (Mathieu 5, 6).
Note (1) : traduit de la bible neuve vulgate canonique en (2 Cor 3, 9) : « Nam si ministerium damnationis gloria est, multo magis abundat ministerium iustitiae in gloria. »
Note (2) : traduit de la bible neuve vulgate canonique en (Rm 3, 26) : « in sustentatione Dei, ad ostensionem iustitiae eius in hoc tempore, ut sit ipse iustus et iustificans eum, qui ex fide est Iesu. 27 Ubi est ergo gloriatio? Exclusa est. »

[12] Le passage suivant de l’évangile nous prouve bibliquement que certains morts dont il s’agit… sont… vivants et donc il s’agit bien d’une mort de l’âme et non du corps charnel… en effet, des morts (de l’âme) ont une activité terrestre pratique d’enterrer un mort (du corps de chair) : « pour que les morts ensevelissent leurs morts ; » traduit de la neuve vulgate canonique en (Luc 9, 60) « ut mortui sepeliant mortuos suos; »

[13] La pénitence est un agir qui consiste d’abord à réparer ses propres fautes… c’est restaurer un état juste (un état de justice) ; la réparation est l’action juste nécessaire pour rebâtir une paix sociale rompue par le fautif. Une réparation est demandée ou effectuée par ceux dont parle Jésus-Christ dans les célèbres « béatitudes » : « Béats, ceux qui sont affamés et assoiffés de justice » (Mathieu 5, 6).
L’exemple de Zachée dans l’évangile nous montre que le salut est à la suite de la réparation de ses torts : « … et, si j’ai fraudé quelqu’un, je rends le quadruple », alors Jésus lui répond : « En ce jour le salut est fait pour cette maison » (Luc 19, 8-10, voir note 1) ; et donc la bible n’écrit pas que Dieu dissimule les péchés à cause de la confession, mais à cause de la pénitence qui correspond bibliquement à la réparation de nos erreurs et péchés à nos victimes : « et tu dissimules les péchés des hommes à cause de la pénitence » (Sagesse 11, 23, voir note 2). Le Catéchisme de l’Église Catholique enseigne au § 1450 – « VII. Les actes du pénitent. Ces actes sont la contrition, la confession et la satisfaction. ». Il faut donc parler de secret à cause de la pénitence selon le Concile et selon la bible et selon le droit canonique : la simple confession, c’est-à-dire le simple aveu d’une faute ne suffit pas pour entrainer le secret sur le péché. Défendre le « secret de la confession » est le langage de ceux qui refusent la satisfaction, dont sa partie réparation envers les victimes est nécessairement en partie publique ( = le péché) car elle est destinée à remettre en ordre le juste état relationnel que le fautif a rompu par son iniquité . La réparation est l’action juste nécessaire pour rebâtir une paix sociale rompue par le fautif ; la réparation est aussi nécessaire eschatologiquement au pécheur : « Ceux qui vraiment, après l’acceptation de la grâce de justification, par le péché sont tombés, de nouveau ils pourront être justifiés, en suscitant Dieu par le sacrement de pénitence, par les mérites du Christ, ils se seront occupés de récupérer la grâce perdue. Mais ce mode de justification est la réparation de la faute » (Concile de Trente, session 6, Décret de justification, chapitre 14, De la faute et de ses réparations ; voir note 3).
Note 1 : traduit de la neuve vulgate canonique en (Luc 19, 8-10) : « …et, si quid aliquem defraudavi, reddo quadruplum ”. 9 Ait autem Iesus ad eum: “ Hodie salus domui huic facta est ».
Note 2 : traduit de la neuve vulgate canonique en (Sagesse 11, 23) « et dissimulas peccata hominum propter paenitentiam. »
Note 3 : traduit du Concile de Trente, session 6, Décret de justification, chapitre 14 « Des fautes et de leurs réparations. (De lapsis & eorum reparatione.) » : « Qui vero ab accepta justificationis gratia per peccatum exciderunt, rursus justificati poterunt, cum excitante Deo per poenitentae sacramentum, merito Chriſti, amissam gratiam recuperare procuraverint. Hic enim justificationis modus est lapsi reparatio » (Source : Sacrosancta Concilia de Labbei et Cossarti Ad Regiam Editionem, venetiis MDCCXXXIII, tome 20, page 38).

[14] La bible, dans les livres du Lévitique et des Nombres, enseigne le péché involontaire par ignorance en (Lv 4, 2 ; 5, 17 ;…), ou par erreur en (Lv 5, 15 ; Nb 15, 25). Rappelons très fort que le péché est l’iniquité… sans iniquité… pas de péché… cette définition de l’évangile de saint Jean nous permet de ne pas voir le péché partout… et de réfléchir à deux fois avant de désigner un mal comme un péché : « Chacun, qui fait un péché, fait aussi l’iniquité, parce que le péché est l’iniquité. » (1 Jean 3, 4, voir note (1)). Ensuite rappelons que l’iniquité peut aussi être faite involontairement (par erreur)… donc que le péché peut être de même fait par erreur…
Note (1) : traduction de la bible catholique canonique nova vulgata, Première lettre de l’apôtre Jean (1 Jn 3, 4) : « Omnis, qui facit peccatum, et iniquitatem facit, quia peccatum est iniquitas. ».

[15] Le passage suivant de l’évangile nous prouve bibliquement que certains morts dont il s’agit… sont… vivants et donc il s’agit bien d’une mort de l’âme et non du corps charnel… en effet, des morts (de l’âme) ont une activité terrestre pratique d’enterrer un mort (du corps de chair) : « pour que les morts ensevelissent leurs morts ; » traduit de la neuve vulgate canonique en (Luc 9, 60) « ut mortui sepeliant mortuos suos; »

[16] Traduit de la neuve vulgate canonique en (Jacques 5, 19-20): « 19 Fratres mei, si quis ex vobis erraverit a veritate, et converterit quis eum, 20 scire debet quoniam, qui converti fecerit peccatorem ab errore viae eius, salvabit animam suam a morte et operiet multitudinem peccatorum. »)

[17] Traduit de la neuve vulgate canonique en (Jean 12, 48) : « Qui spernit me et non accipit verba mea, habet, qui iudicet eum: sermo, quem locutus sum, ille iudicabit eum in novissimo die ».

[18] Que Jésus-Christ ne soit pas venu pour juger le monde mais pour le sauver (Jean 12, 47) signifie que lors de son incarnation Jésus est venu sauver le monde… mais il ne faut pas omettre que le même évangile de saint Jean enseigne que juger est un honneur car le Père a donné toute l’action judiciaire au Fils pour l’honorer comme Lui-même est honoré : « Et en fait le Père ne juge pas quelqu’un, mais toute action judiciaire il donne au Fils, afin que tous honorent le Fils, comme ils honorent le Père. » traduit de la vulgate canonique en (Jean 5, 22) : « 22 Neque enim Pater iudicat quemquam, sed iudicium omne dedit Filio, 23 ut omnes honorificent Filium, sicut honorificant Patrem. »

[19] L’évangile écrit de Jésus : « l’action judiciaire aux nations il annoncera » (Mathieu 12, 18 : traduit de la vulgate canonique « iudicium gentibus nuntiabit »). Car le latin judicium(action judiciaire) est différent de la chose jugée, le jugement, qui se dit judicatum… mais qui n’est pas employé dans le nouveau testament de l’édition neuve vulgate « typique ».

[20] Traduit de la neuve vulgate « typique » en (2 Timothée 3, 15-17) « 15 et quia ab infantia Sacras Litteras nosti, quae te possunt instruere ad salutem per fidem, quae est in Christo Iesu. 16 Omnis Scriptura divinitus inspirata est et utilis ad docendum, ad arguendum, ad corrigendum, ad erudiendum in iustitia, 17 ut perfectus sit homo Dei, ad omne opus bonum instructus. »

[21] Le Pape écrit à propos de l’édition vulgate en latin de la bible : « dans les choses de la foi et des mœurs de toute erreur être absolument immune; » (Traduit du latin canonique de la lettre Papale Divino afflante Spiritu : « in rebus fidei ac morum ab omni prorsus esse errore immunem; »)

[22]Traduit du latin canonique de la Lettre encyclique de sa sainteté le pape Pie XII sur les études bibliques: « Quare exegeta, sicut litteralem, ut aiunt, verborum significationem, quam hagiographus intenderit atque expresserit, reperire atque exponere debet, ita spiritualem etiam, dummodo rite constet illam a Deo fuisse datam. » (Divino afflante Spiritu, 6ème paragraphe).
SOURCE du texte : site internet du Vatican

[23] Ces exégètes bibliques sont de fait le plus souvent des eisegètes… L’eisegèse est une interprétation subjective, opposée à l’exégèse. Cette pseudo-science a donné lieu dans l’église catholique à une protestantisation des croyances issues de la bible qui sont de plus en plus déconnectées de la foi. En bref, le grand sport pratiqué aujourd’hui est une déconnexion du texte littéral pour y substituer des ersatz qui sont justifiés comme étant une révélation personnelle de l’Esprit-Saint… sans toutefois de recul critique sur le fait que ces ersatz sont tout aussi bien issus des élucubrations personnelles ou d’inspirations de démons… en effet il n’y a logiquement pas de possibilité de remettre un texte biblique dans son état original autrement que par Dieu Lui-même. Alors l’exégèse biblique historico-critique est le nom pseudo-scientifique d’une démarche spirite cachée, sinon, toute science humaine qui prétend pouvoir faire une révision critique d’un texte sacré à la place de Dieu est nécessairement menteuse… Ces exégèses bibliques historico-critique sont le pain des catholiques rationalistes… sans intelligence et sans foi.
Démarche historico-critique : Personne ne peut forcer quiconque à avoir la foi en les écritures bibliques sacrées telles que choisies, corrigées, et éditée en latin qui est sa référence typique… (la source canonique, on peut certes le déplorer aujourd’hui mais pas hier, est écrite la plupart du temps en latin…), car la sainte bible sacrée est définie par le saint Magister catholique… si telle lettre de saint Paul est incorporée au saint Magister catholique… ce n’est pas parce que ce serait saint Paul mais parce qu’un Pape a décrété que cette lettre est sans erreurs du point de vue de la foi et des mœurs… ce n’est pas parce que ce serait saint Paul car peut-être que saint Paul, avant qu’il ne soit saisi par l’Esprit Saint, avait écrit des lettres qui n’étaient pas canoniques… Pour cette raison les discours d’historiens qui cherchent à savoir qui est le coauteur de telle ou telle livre biblique… ou chapitre… sont totalement vains du point de vue de la foi et des mœurs puisque c’est un Pape qui définit mystiquement que tel texte est issu de Dieu ou non. Une démarche historique est toujours vaine concernant le domaine propre à l’Église qui est la foi et les mœurs… pour connaitre ce que Dieu veut que la foi et les mœurs soient…

[24] Selon le concile Vatican II, à propos de l’Église du Christ: « Celle-ci est l’unique Église du Christ, […] elle subsiste dans l’Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et par les épiscopes dans sa communion » (Lumen Gentium § 8 :« Haec est unica Christi Ecclesia, […] subsistit in Ecclesia catholica, a successore Petri et Episcopis in eius communione gubernata »)
Source : www.vatican.va

[25] Traduit de la neuve vulgate « typique » et canonique en (Jean 12, 48) : « Qui spernit me et non accipit verba mea, habet, qui iudicet eum: sermo, quem locutus sum, ille iudicabit eum in novissimo die,… »
La vulgate sixto-clémentine canonique écrit : « Qui spernit me et non accipit verba mea, habet qui judicet eum. Sermo quem locutus sum, ille judicabit eum in novissimo die. »

[26] Traduit du latin canonique de la Lettre encyclique Divino afflante Spiritude sa sainteté le pape Pie XII sur les études bibliques, partie II : « Talem cum dederint interpretationem, imprimis, ut diximus, theologicam, efficaciter illos ad silentium redigent, qui, asseverantes se vix quidquam in biblicis commentariis invenire, quod mentem ad Deum extollat, animum enutriat, interiorem vitam promoveat, ad spiritualem quamdam et mysticam, ut aiunt, interpretationem confugiendum esse dictitant. Quod quam parum recte profiteantur, ipsa multorum experientia docet, qui verbum Dei iterum atque iterum considerantes ac meditantes, suum animum perfecerunt, et erga Deum sunt vehementi amore permoti; idemque perpetua Ecclesiae institutio ac summorum Doctorum monita lucide ostendunt. Non omnis sane spiritualis sensus a Sacra Scriptura excluditur. Quae enim in Vetere Testamento dicta vel facta sunt, ita a Deo sapientissime sunt ordinata atque disposita, ut praeterita spirituali modo ea praesignificarent, quae in novo gratiae foedere essent futura. »

[27] Traduit du texte latin du catéchisme de l’église catholique au § 116 : « Sensus litteralis. […] « Omnes [sacrae Scripturae] sensus fundentur super unum, scilicet litteralem ». »

[28] Traduit du texte latin du catéchisme de l’église catholique au § 117 : « Sensus spiritualis. Propter consilii Dei unitatem, non solum Scripturae textus, sed etiam res et eventus de quibus textus loquitur, signa esse possunt. »

[29] Traduit de la neuve vulgate canonique et « typique » en (Hébreux 8, 10) « dando leges meas in mentem eorum, et in corde eorum superscribam eas; et ero eis in Deum, et ipsi erunt mihi in populum. »Saint Paul reprend ici la prophétie de (Jérémie 31, 33) : « Sed hoc erit pactum, quod feriam cum domo Israel post dies illos, dicit Dominus: Dabo legem meam in visceribus eorum et in corde eorum scribam eam; et ero eis in Deum, et ipsi erunt mihi in populum. »
L’information qu’il s’agit du nouveau testament se trouve deux versets plus haut en (Hébreux 8, 8).

Civilisation de l’amour…


Prérequis pour mieux comprendre cet article : le terme femme-mulier est défini dans l’article : Femmes ?… uxor ou mulier ?…






La « Civilisation de l’amour »… qui « attend la conversion des chrétiens » est chère à nos derniers papes (voir note 1)

La sainte bible nous y prépare en enseignant que « Un eunuque n’entrera pas, avec des testicules écrasées ou amputés et avec des parties sexuelles châtrées, dans l’église du Seigneur. » (Dt 23, 2 traduit de la neuve vulgate « typique », voir note 2).

Saint Paul nous y encourage en enseignant aux hommes de « ne pas ne pas » toucher la femme-mulier :« A moi ils (Ndlt : le Christ et l’Esprit de Dieu) permettent tout ! […] Donc glorifiez Dieu dans votre corps. Or au sujet de ce que vous avez écrit, le bien est pour l’homme de ne pas ne pas toucher la femme-mulier ; » (1 Cor 6, 1 et 6, 20 à 7, 1 : traduit de la neuve vulgate « typique », voir note 3).

Ces passages de la bible sont traduits de la bible catholique neuve vulgate disponible sur le site internet du Vatican. Cette bible est une révision critique demandée par le Concile Vatican II de l’édition vulgate latine (voir note 4) dont le Pape Pie XII enseigne : « dans les choses de la foi et des mœurs de toute erreur être absolument immune; » (Divino afflante Spiritu, voir note 5). Remarquons la force de ce mot « immune »… qui signifie qu’au sein de l’Eglise, cette édition biblique latine de la vulgate est immunisée (préservée) contre toute erreur aux sujets de foi et concernant les mœurs.





Par Arnaud Barbey le 31 mars 2020






Note 1 : voir l’article sur La Croix à propos de doctrine sociale de l’église

Note 2 : traduit de la neuve vulgate « typique » en (Dt 23, 2) : « Non intrabit eunuchus, attritis vel amputatis testiculis et absciso veretro, ecclesiam Domini. »

Note 3 : traduit de la neuve vulgate « typique » en (1 Cor 6, 1 et 6, 20 à 7, 1 : « “ 12. Omnia mihi licent! ”. 20 […] Glorificate ergo Deum in corpore vestro. De quibus autem scripsistis, bonum est homini mulierem non non tangere; » : (SOURCE : site internet du Vatican )

Note 4   : Cette dernière révision de l’édition vulgate latine fut promulguée par saint Jean-Paul II en 1979… bible disponible sur ce blog.

Note 5 : traduit du latin canonique de la lettre Papale Divino afflante Spiritu : « in rebus fidei ac morum ab omni prorsus esse errore immunem; » ( Source : site internet du Vatican )

Six dons de l’Esprit… ou quinze…!

Tout mais pas sept !…

Les anciens docteurs chrétiens considéraient la piété parmi les 7 dons de l’Esprit car elle est effectivement mentionnée en (Isaïe 11, 2) avec six autres dans d’anciennes éditions de la vulgate…

Mais l’édition critique de la neuve vulgate en 1979 à modifié le texte biblique en supprimant… la piété.

Il faut affirmer que cette conception simpliste des 7 dons de l’Esprit est totalement fausse… car si déjà on additionne les six vertus de l’Esprit mentionnées en (Isaïe 11, 2) de la neuve vulgate, avec les neufs mentionnées en (Galates 5, 22)… on obtient déjà quinze dons ou fruits de l’Esprit… !

Les six vertus de l’Esprit mentionnés en (Isaïe 11, 2) de la neuve vulgate : la sagesse et l’intelligence, le conseil et la fortitude, la science et la crainte de Dieu (1). Les neufs fruits de l’Esprit mentionnés en (Galates 5, 22) : la charité, la joie, la paix, la longanimité, la bénignité, la bonté, la foi, la mansuétude, la continence (2).

Signification de la piété

La piété est étymologiquement le respect de « ce qui est fixé par la loi divine » (Source wiktionary.org). Mais la fausse doctrine pseudo-catholique en a changé le sens dans sa novlangue pour en faire une édulcoration affective « vendable »… car il n’est pas toujours politiquement correct dans l’église catholique de parler de respect de « ce qui est fixé par la loi divine ». Donc afin d’édulcorer le message évangélique pour le rendre plus insignifiant, la fausse doctrine pseudo-catholique explique par une généralisation bisounours de l’Eglise catholique de France : « La piété est un des sept dons du Saint Esprit par lequel nous vénérons et aimons Dieu. » (voir note (3)).





Article par Arnaud Barbey, rédigé le 16 avril 2019, complété le 5 mai 2020.






(1) (Isaïe 11, 2) « et requiescet super eum spiritus Domini: spiritus sapientiae et intellectus, spiritus consilii et fortitudinis, spiritus scientiae et timoris Domini; »

(2) (Galates 5, 22) : « Fructus autem Spiritus est caritas, gaudium, pax, longanimitas, benignitas, bonitas, fides, 23 mansuetudo, continentia »

(3) source : site internet de l’église catholique de France sur la page : eglise.catholique.fr/glossaire/piete)





On pourra lire aussi l’article : Mariage des prêtres et piété. Saint Paul a prévenu… que dans les derniers temps « seront des hommes, … ayant certes l’aspect de la piété, mais refusant sa force morale ; » (2 Tim 3, 1)





——————————

Pub

Mariage des prêtres et piété





Résumé : On ne parle plus de piété, le respect de « ce qui est fixé par la loi divine »… et pour cause… saint Paul a prédit notre actualité que des prêtres ont seulement l’aspect de la piété… Éviter à quelques hommes la vie avec une femme afin de les éduquer à plus de force morale, pour leur éviter de réitérer personnellement le péché d’Adam… ces hommes ne sont pas appelés à être prêtres…






On pourra lire aussi l’article : Six dons de l’Esprit… ou quinze…! qui nous apprend selon la Magister catholique… que la piété n’est plus un des « 7 dons de l’Esprit »…!






Nous y sommes : saint Paul prévient que dans les derniers temps « seront des hommes, … ayant certes l’aspect de la piété, mais refusant sa force morale ; » (2 Tim 3, 1 voir NOTE 1).

Quant à ces hommes, « ayant certes l’aspect de la piété »… saint Paul explique que ce sont bien les ecclésiastiques qui sont décrits, qui, au-dessus de tout soupçons, sont accueillis dans les maisons : « Mais ceci tu sauras, que seront imminent dans les derniers jours des temps dangereux. Car seront des hommes, … ayant certes l’aspect de la piété, mais refusant sa force morale ; aussi évite les. Car sont de ceux-ci, qui pénétrant dans les maisons et conduisent captives des petites femmes-mulier chargées par les péchés, qui sont conduites par des convoitises variées, toujours élèves et jamais ne valent à parvenir à la science du vrai. » (2 Tim 3, 1 voir NOTE 2).

La piété est étymologiquement le respect de « ce qui est fixé par la loi divine » (Source wiktionary.org). La doctrine pseudo-catho en a changé le sens dans sa novlangue pour en faire une édulcoration affective « vendable » : « La piété est un des sept dons du Saint Esprit par lequel nous vénérons et aimons Dieu. » (voir le site eglise.catholique.fr/glossaire/piete). Ce en quoi cette définition n’est pas en accord avec la doctrine de l’Eglise qui ne considère pas la piété comme un don de l’esprit (voir mon article : Six dons de l’Esprit)

Ce mot piété est oblitéré dans le langage ecclésiastique actuel… ce terme a même été dévalorisé pour devenir une notion empoussiérée… peut-être justement parce qu’il signifie l’obéissance aux prescriptions de Dieu (Un impie et celui qui nie la piété, c’est-à-dire celui qui nie la loi divine)…

Ces ecclésiastiques ayant « l’aspect de la piété, mais refusant sa force morale »… on peut comprendre d’où ils sont issus… Dieu ne peut pas appeler aux ministères des hommes n’ayant pas envie d’une femme dans leurs bras… puisque saint Paul ordonne aux ecclésiastiques d’avoir femmes et fils (voir Les saintes écritures pour le mariage ecclésiastique). Mais il en existe. A ces hommes Dieu ne donne pas cette envie naturelle de femme pour les mettre dans un état de vie propice à leur rédemption. La raison est qu’ils sont mis dans un état dans lequel ils ont plus de facilité à résister à se laisser entrainer à suivre à tort par amour l’avis de leur femme… pour ne pas trop les mettre en situation de répéter personnellement le péché d’Adam qui se laissa entrainer par Eve à manger du fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais.

Mais ces hommes, qui ne devraient pas être ministres dans l’église y sont finalement acceptés, et même plus facilement attirés personnellement… pour la raison justement de cette subversion des valeurs évangéliques qui empêche les pasteurs catholiques d’avoir une femme… Cette subversion entraine donc comme ministres dans l’église ces hommes qui refusent la force morale de l’obéissance aux préceptes de Dieu à la place de ceux qui y sont véritablement appelés… CQFD… l’église a donc ainsi hérité de ministres qui ne sont nullement appelés à un ministère pastoral… en même temps que ceux réellement appelés… qui se sont quand même laissé entrainer à outrepasser le précepte de Dieu d’avoir une femme… refusant de ce fait aussi la force morale d’obéir au précepte de Dieu ! Sauf bien entendu les prêtres qui se marient quand même après leur ordination pastorale… ceux-là seuls, obéissant à l’Esprit Saint, montrent qu’ils ont réellement une vocation ministérielle dans l’église catholique.

Donc saint Paul a prédit notre actualité que des prêtres ont seulement l’aspect de la piété.. mais n’ont pas cette piété du fait que la plupart outrepassent le précepte de Dieu d’avoir une femme et des fils (voir Les saintes écritures pour le mariage ecclésiastique) !





Par Arnaud Barbey, le 8 mars 2020





NOTE 1 : traduit de la nova vulgata canonique en (2 Tim 3, 2-5) « 2 Erunt enim homines, […] 5 habentes speciem quidem pietatis, virtutem autem eius abnegantes;  »).

NOTE 2 : traduit de la nova vulgata canonique en (2 Tim 3, 1) « 1 Hoc autem scito, quod in no vissimis diebus instabunt tempora periculosa. 2 Erunt enim homines, […] 5 habentes speciem quidem pietatis, virtutem autem eius abnegantes; et hos devita. 6 Ex his enim sunt, qui penetrant domos et captivas ducunt mulierculas oneratas peccatis, quae ducuntur variis concupiscentiis, 7 semper discentes et numquam ad scientiam veritatis pervenire valentes. »
Le terme latin mulierculas est un diminutif de mulier.

Femmes ?… uxor ou mulier ?…

Elle est mariée ou non ?





Dans nos mauvais catéchismes… les traducteurs ne distinguent pas les nombreuses appellations de « femmes » de la bible… pour eux toutes sont appelées femmes ! Ce manque ne permet pas de savoir si le texte parle d’une femme mariée ou non…

Une femme appelée uxor est dans la bible canonique catholique une femme acceptée avec laquelle on vit ensemble durablement ; on le montre ci-dessous bibliquement avec le livre de Thobie.
Une femme désignée individuellement mulier est une toujours femme non mariée, ou une veuve, ou alors ce terme désigne un groupe de femmes….

Femme-uxor

Il est écrit le livre de Thobie, avant la nuit où Sarah devient uxor de Thobie, que l’ange Raphaël prévient Tobie que Sarah deviendra sa femme-uxor la nuit prochaine : « accepte-la, et je sais qu’elle te sera donnée cette nuit comme femme-uxor [1]» (Tobie 6, 16). Deux versets plus loin : « Et lorsque Thobie eût entendu par la parole de Raphaël qu’une sœur est pour lui et de la descendance de ses pères, il l’aima beaucoup, et son cœur s’attacha à celle-ci. [2]» (Tobie 6, 18).
Puis il est écrit la nuit où Sarah devient uxor en (Thob 7, 11) : « … et elle-même est donnée à toi selon l’action judiciaire du livre de Moïse, et venant du ciel le jugement est d’être donnée pour toi celle-ci. Duis ta sœur ; dorénavant toi de celle-ci tu es frère, et celle-ci est ta sœur. Elle est donnée à toi aujourd’hui et dans l’éternité. Et que le Seigneur du ciel vous dispose bien, fils, (par) cette nuit et qu’il fasse miséricorde et paix. [3]».
Cette disposition de la femme-uxor par Dieu « que le Seigneur du ciel vous dispose bien » est une grâce divine que certains appellent « sacrement naturel ».

La femme-uxor « est donnée à toi aujourd’hui et dans l’éternité »… Quand, dans la bible, le Seigneur se fiance… ce n’est pas éternellement… mais sempiternellement ; dans la bible l’éternité ne dure pas toujours…[4] La femme-uxor n’est donc pas donnée pour toujours à un homme. Cependant, bibliquement une femme-uxor ne doit pas être séparée de son homme et réciproquement : Jésus-Christ ne permet explicitement à un homme de démettre sa femme-uxor que dans le seul cas de fornication[5].

Femme-mulier

Dans la bible neuve vulgate, une femme désignée individuellement mulier est une femme non mariée.

D’après notre étude de la signification des différentes appellations de femmes dans la bible, une femme mulier, est soit une veuve, soit une jeune fille dans la maison de son père (Gn 24, 5 ; Nb 30, 4), soit encore une concubine ; mais une femme désignée individuellement comme étant une mulier n’est jamais dans la bible une femme mariée, sinon elle serait dénommée uxor, et non pas mulier, comme par exemple l’écrit  le Livre de la Genèse: « A quelque degré, à cause de ce qui arrive, l’homme laissera son père et sa mère et s’attachera à sa femme-uxor ; de plus ils seront dans une chair une. Ils étaient l’un et l’autre nus, Adam bien entendu et sa femme-uxor, et ils ne rougissaient pas. [6]» (Gn 2, 24).

De plus dans la bible neuve vulgate, une mulier désigne aussi un groupe de femmes contenant des situations de vie différentes, mulier est donc aussi le nom générique de femmes.





Par Arnaud Barbey, le 15 avril 2020.






[1] Traduit de la neuve vulgate en (Tobie 6, 16) : « accipe illam, et scio quoniam dabitur tibi hac nocte uxor. »

[2] Traduit de la neuve vulgate en (Tobie 6, 18) : « Et cum audisset Thobia s sermones Raphael quoniam soror est illius et de semine patris illius, dilexit eam valde, et cor eius haesit illi. »

[3] Traduit de la neuve vulgate en (Thob 7, 11) : « … et ipsa datur tibi secundum iudicium libri Moysis, et de caelo iudicatum est tibi illam dari. Duc sororem tuam; amodo tu illius frater es, et haec tua soror est. Datur tibi ex hodierno et in aeternum. Et Dominus caeli bene disponat vobis, fili, hac nocte et faciat misericordiam et pacem ”. »

[4] Dieu dit dans le livre d’Osée : « Et je fiancerai toi à moi en sempiternel ; » (Osée 2, 21). Bibliquement l’éternité ne dure pas toujours… c’est bibliquement le mot sempiternel qui signifie ce qui dure toujours :

Eternel vient du latin aeternus : qui dure longtemps.
Aeternus  est une contraction d’aeviternus, issue de aevum (âge, longue durée, durée de la vie), et du suffixe ter (vraisemblablement un superlatif léger). Source : aeternus : https://fr.wiktionary.org/wiki/aeternus // ter : https://fr.wiktionary.org/wiki/-ter#la // suffixe nus adjectival ou nominal : https://fr.wiktionary.org/wiki/-nus#la

Sempiternel vient du latin sempiternus : qui dure sans cesse, et du suffixe ter (vraisemblablement un superlatif léger).
C’est bibliquement ce mot sempiternel qui exprime ce qui dure toujours :
Sempiternus a comme préfixe semper, qui signifie toujours en latin :
Source : sempiternus : https://fr.wiktionary.org/wiki/sempiternus

Quand le Seigneur fiance… ce n’est pas éternellement… mais sempiternellement ! Il dit dans le livre d’Osée : « Et je fiancerai toi à moi en sempiternel ; » (Osée 2, 21 traduit de la neuve vulgate canonique : « Et sponsabo te mihi in sempiternum; ») : c’est ici le Seigneur qui parle car « Dominus » parle au verset 18 précédant : mais ce Seigneur est Dieu « Deus » au verset 26 suivant : « Deus meus es tu ».

[5] La fornication est un de ces mots dont les falsifications successives ont perverti la signification qu’elle a dans les évangiles. L’auteur de ce travail s’est attaché a en retrouver le sens biblique que voici :
Par son emploi dans le contexte de la bible catholique canonique (la neuve vulgate promulguée en 1979), la fornication apparait comme une action mentale, exprimant un mouvement de pensée volontairement dévoyée ; la fornication est la faute d’une attitude générale en rapport avec des idées viciées, des vérités tordues, la fornication ayant une origine latine signifiant « action de cintrer », c’est-à-dire de rendre courbe ce qui est droit, autrement dit de dévoyer, de détourner de la voie, dans le but d’obtenir des avantages, et en employant des moyens qui sont en dehors des voies évangéliques. Si vous le souhaitez, vous pouvez consulter une explication imparfaite de la fornication (en cours de refonte totale…) sur internet sur le site anté-matière.fr : la fornication pour les nuls.

[6] Traduit de la bible catholique neuve vulgate « typique » en (Gn 2, 24) « : Quam ob rem relinquet vir patrem suum et matrem et adhaerebit uxori suae; et erunt in carnem unam. Erant autem uterque nudi, Adam scilicet et uxor eius, et non erubescebant. ».

Benoît XVI… et la Commission théologique internationale…

Résumé : L’Esprit Saint n’agit pas chez tous les théologiens de la Commission théologique internationale… avoir un seul cœur et une seule âme (Actes 4, 32)…. Unité de l’église…

Entièrement d’accord malheureusement avec le triste constat de notre Pape émérite Benoit XVI, constat tel que présenté par cet article de Vatican News du 29 novembre 2019 sur la Commission théologique internationale [1]… Triste constat car quel serait le besoin de rappeler si cette Commission allait bien, que : « la foi unique puisse conduire aussi à une orientation commune de la pensée et du “parler” de Dieu, et de sa Révélation »

Benoit XVI évoque simplement que quand l’Esprit Saint agit… une communauté a un seul cœur et une seule âme (Actes des Apôtres [2])… c’est-à-dire une seule pensée et un seul désir, car le cœur signifie le mental, et l’âme le désir.  Benoit XVI reproche donc que l’Esprit Saint n’agisse pas chez tous les théologiens de cette Commission théologique internationale… Ma propre expérience personnelle me pousse en effet à constater que la foi est absente en général de la théologie… la foi étant confondue le plus souvent avec la simple croyance… croyance qui peut alors emmener le « théologien » en dehors du Magister Pontifical jusqu’à le combattre !

Je comprends que si les « théologiens » n’ont pas pu « réaliser une unité morale de la théologie et des théologiens dans le monde. »… c’est que tout simplement la plupart n’ont pas la foi en le Magister Catholique (par exemple en l’édition typique neuve vulgate latine de la bible)… leurs relativismes hors Magister expliquent tout simplement les divergences. Quant à ceux qui n’ont pas la foi.. il leur faudrait alors l’humilité d’accepter la neuve vulgate typique… «Seule l’humilité peut trouver la Vérité, » dit notre Pape émérite…

Donc sans la foi en le Magister… et sans humilité… la Commission théologique internationale est vaine si, je cite l’article : elle fut inaugurée « pour combler l’écart qui s’était manifesté au Concile Vatican II «entre la théologie qui se déployait dans le monde» et le magistère pontifical. »…

Je fais donc mienne l’expression « théologie du monde » qui, en opposition à la « théologie sacrée » demandée par le Magister, décrit admirablement ceux qui par exemple traduisent la bible avec un dictionnaire profane ; ou ceux qui ne se servent pas du tout des écritures sacrées mais d’écritures saintes seulement ; ou ceux qui préfèrent prendre comme canon d’autres théologiens… se recopiant les uns les autres en se congratulant mutuellement en dehors de la vérité de la sainte Eglise ; ou ceux qui se réfugient dans une « interprétation » des écritures sacrées à cause du fait qu’ils ne les comprennent pas… ou surtout qui n’en veulent pas… ce dernier cas me semble représenter une bonne partie de mes interlocuteurs… qui peuvent tendre alors vers l’hypocrisie pour protéger leur étiquette select de « catholique » à laquelle ils tiennent socialement, pour ne pas être considérés comme des protestants qu’ils sont en réalité !

Prions pour que, au moins ceux qui se présentent comme, ou bien portent des signes extérieurs de catholiques,  acceptent selon le Magister la neuve vulgate latine en tant que « typique« , c’est-à-dire le seul type à partir duquel toutes les saintes écritures en langues vulgaires doivent être conformes comme venant de ce seul moule (voir définition d’un type en www.cnrtl.fr/definition/type/substantif : je me réfère ici temporairement à une définition du monde car je n’ai pas encore trouvé la signification Magistérielle du mot latin « typicus » : ceci dit, ce mot « typicus » semble remplacer dans le Magister, le mot « canonique » attribué par le Concile de Trente à une plus ancienne édition de la vulgate latine).

Prions donc finalement afin que l’unité communautaire de cœur et d’âme donnée par l’Esprit Saint agissant en tous, et traduite par l’obéissance au Magister Catholique canonique, soit trouvée en premier lieu dans la communauté épiscopale ; en espérant que de là l’obéissance au Magister se décline dans toute les églises.

Et prions pour que les théologiens comprennent les paroles de notre Pape François en continuité avec le Magister Papal en sa globalité et avec les saintes écritures sacrées et typiques de l’édition latine neuve vulgate.





Par Arnaud Barbey le 30 novembre 2019






[1] Source : www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2019-11/benoit-xvi-message-commission-theologique-internationale-50-ans.html

[2] Traduit de la neuve vulgate typique en (Actes des Apôtres 4, 32) « Multitudinis autem credentium erat cor et anima una,… »

La Vierge Marie : non seulement Mère… mais Génitrice de Dieu :

Là est toute la différence…

Résumé : la Vierge Marie qualifiée par le Magister Papal, non pas de « Mère de Dieu »… mais de « Génitrice de Dieu »… argument vers une reconnaissance de Sa divinité ?

Ce n’est guère poétique comme vocabulaire mais la Vierge Marie est qualifiée par le Magister Papal, non pas de « Mère de Dieu » selon une vulgarisation euphémisante… mais de « Génitrice de Dieu [1]»… Nuance toute pratique… car génitrice précise bien celle qui fait naitre un être vivant issu de ses propres gènes…

Et tout aussi peu poétique, le Magister Papal appelle aussi la Vierge Marie « Deipare »… Ce qualificatif de Deipare signifie seulement que la Vierge Marie « accouche d’un Dieu [2]».

Pourquoi donc prendre la peine de préciser sous ce vocable technique que la Vierge Marie est Génitrice de Dieu… ?

Par un procédé artificiel une femme peut accoucher d’un être vivant sans en être la génitrice… elle est alors seulement gestatrice, qui signifie celle qui porte[3]. Mais le Magister Papal n’appelle pas la Vierge Marie Gestatrice de Dieu, bien qu’elle le soit aussi, mais bien Génitrice de Dieu

Le Concile Vatican II écrit : « de la glorieuse toujours Vierge Marie, Génitrice de Dieu et de notre Seigneur Jésus-Christ [4]» (§ 52). Si le Concile Vatican II fait la distinction entre « Génitrice de Dieu » et « Génitrice de notre Seigneur Jésus-Christ », ne serait-ce pas que non seulement Marie est Mère de Jésus-Christ selon l’humanité, mais de plus qu’elle serait Mère de Dieu selon la Divinité ? Car si la Vierge Marie est qualifiée par le Magister Papal de « Génitrice de Dieu »… ne serait-ce pas parce qu’elle serait du même « genre » ou mêmes « gènes » que le Fils de Dieu qu’elle engendre et qui est Dieu Lui-même : ce simple terme de « Génitrice de Dieu » ne dit-il pas simplement que la Vierge Marie serait Dieu de même que son Fils est Dieu ? Ce simple terme de « Génitrice de Dieu » n’affirme-t-il pas que la Vierge Marie n’est pas simplement la mère porteuse de Dieu, mais engendre Dieu de sa nature de Dieu ? Ce mot de Génitrice, non pas de l’homme mais de Dieu, implique logiquement que Mère et Fils soient de même Nature. Qu’en pensez-vous ?

C’est sans doute ce que doit penser cet archevêque qui compose un ode à Marie en la qualifiant de « génitrice d’en-haut »… qui « domines aux astres »… car l’archevêque de Patras, participant au 16ème siècle au Concile œcuménique de Latran V, a cité, ou peut-être chanté, dans un discours devant le Pape Léon X ce chant à Marie :

Clarté des vierges, génitrice d’en-haut,

Gloire du genre humain Marie

Notre unique.

Seule toi vierge tu domines aux astres,

Seule toi clarté de la terre, de la mer, et même

Du ciel, pour les commencements que tu favorises, nous prions

(Par) L’Illustre pour nous. [5]

 

Cet archevêque de Patras, ville qui connut le martyre de l’apôtre saint André et abrite son tombeau, chante cet ode à Marie « génitrice d’en-haut » : c’est affirmer sa pensée que la Vierge Marie est non seulement « génitrice d’en-bas » sur terre de l’humanité de Notre Seigneur Jésus-Christ, mais de plus « génitrice d’en-haut » dans les splendeurs célestes de sa Divinité de Fils de Dieu ; né du Père avant tous les siècles selon le Credo Catholique…

 

Par Arnaud Barbey le 24 décembre 2019

 


[1] Par exemple : le Concile œcuménique de Trente, session 5, Décret du péché originel, chap. 5 ; Léon XIII dans  De Rosario Mariali ; Pie XI dans Lux Veriatis ; ou plus récemment lors du Concile Vatican II dans Lumen Gentium de Paul VI.

[2] Deipare est un mot latinbâti de la même manière que oviparus donnant le français ovipare qui signifie « accouche d’un œuf »… Deipare signifie « accouche de Dieu ».

[3] Du latin gestatrix qui signifie « celle qui porte ».

[4] Traduit du latin canonique : « gloriosae semper Virginis Mariae, Genitricis Dei et Domini nostri Iesu Christi » (Concile Vatican II, Lumen Gentium § 52).

[5] Chant à Notre-Dame relaté au saint Concile de Latran V sous les Papes Jules II puis Léon X, dans le discours de l’archevêque de Patras, Patracensis dans le Péloponnèse, lors de la session X en 1515 :

 « Omnium splendor, decus, et perenne Virginum lumen, genitrix superni, Gloria humani generis Maria Unica nostri. Sola tu virgo dominaris astris, Sola tu terra, maris, atque cali Lumen, inceptis faveas, rogamus Inclyta nostris. » Source : Sacrosancta Concilia de Labbei et Cossarti Ad Regiam Editionem, venetiis MDCCXXXII, tome 19, page 918. Consultable sur internet en version numérique sur patristica.net/labbe, édition de 1728 à 1733.

Les saintes écritures pour le mariage ecclésiastique

Résumé : Contrairement aux fausses idées reçues, vers l’an 300, le concile d’Elvire enseigne en latin que soit chassé de la cléricature tout clerc qui s’abstient de sa conjointe et ne génére pas de fils… il précise donc l’enseignement de saint Paul qui dans la bible demande aux clercs d’avoir femmes et fils… En complément le concile de Niksar, vers l’an 314, enseigne qu’un presbyte exerce son ministère ensemble avec sa femme-uxor






Prérequis pour mieux comprendre cet article : le terme femme-uxor est défini dans l’article : Femmes ?… uxor ou mulier ?…






Contrairement aux idées inculquées aux cathos… les saintes écritures ordonnent aux diacres aux presbytes et aux épiscopes d’avoir femmes et fils… en (1 Timothée 3, 12) pour les diacres, de même pour un presbyte en (Tite 1, 5-6), ou un épiscope en (1 Timothée 3, 1),

Voici de plus un passage du Concile de Niksar que les ardents défenseurs du non mariage ecclésiastique nous ont ardemment caché…  dans lequel il est intéressant de constater qu’un presbyte commet son ministère avec sa femme, c’est-à-dire qu’il ministre ensemble avec sa femme :

« VIII Si d’un autre (Ndlt : presbyte) la femme-uxor, alors qu’il fût laïque, d’être adultérée aura été convaincue, celui-ci ne peut pas vers le ministère accéder. Si non mais encore après l’ordination elle aura été adultérée, il doit la démettre. A cause de quoi s’il cohabite, il ne peut pas un ministère avisé commis (Ndlt : commis = co + mis = fait ensemble avec sa femme-uxor) poursuivre. » (Neocaesareense Concilium (Concile de Niksar) en l’année 314, voir (1)).




Il semble qu’on puisse trouver de tout dans les relations qui nous sont parvenus des conciles dans des textes douteux moulinés à travers les tribulations historiques… Aussi est-ce avec la plus grande prudence qu’il faut aborder ce précédent concile de Niksar de l’an 314… non pas qu’en vérité il soit douteux, puisque l’histoire nous dit qu’il fut tenu sous le Pape Sylvestre, et fut approuvé, non pas 70 ans… mais 70 papes plus tard par le Pape Léon IV…, mais qu’en vérité on ne sait pas si nous disposons ou non des textes premiers-engendrés (originaux coécrits par l’auteur sacré avec Dieu)… la question est donc : disposons-nous réellement sous nos yeux des textes approuvés par un Pape ?… Seul un Pape peut trancher en réapprouvant ou désapprouvant un texte ancien d’un concile antérieur… ce qui visiblement est une pratique Papale antique.

Tous les textes anciens du Magister doivent évidemment être validés par un Pape avant d’être invoqués comme faisant partie du Magister Catholique. Sachons que la bible catholique est elle-même révisée périodiquement sous la férule Papale (voir aussi (2)) : comme il en est par exemple de la bible neuve vulgate par exemple… Mais les enragés du non mariage ecclésiastique n’en voudront même pas si elle va contre leur thèse… car même quand un texte conciliaire existant va contre la thèse du non mariage ecclésiastique… ils le falsifient pour lui faire enseigner exactement le contraire de ce qu’il écrit… :

Par exemple voici le célèbre canon 33 du concile d’Elvire où il est en fait prohibé aux clercs de s’abstenir de leurs conjointes, et prohibé aux mêmes de ne pas générer de fils : « CHAPITRE XXXIII Il a plu en entier d’être prohibé aux épiscopes, presbytes, et diacre, ou à tous les clercs établis dans le ministère, de s’abstenir de leurs conjointes, et de ne pas générer des fils : quiconque vraiment aura fait, de l’honneur de la cléricature qu’il soit chassé. » (Concile d’Elvire (Concilium Eliberitanum), en l’an 305, voir (3)).

Voici maintenant comment le jésuite Christian Cochini présente ce canon 33 du concile d’Elvire à l’appui de sa thèse… ce jésuite transmet un faux magister en lui faisant dire exactement le contraire de ce qu’écrit le texte latin (voir (3))… On espère que cela n’est pas fait intentionnellement ? : « Il a paru bon d’interdire absolument aux évêques, aux prêtres et aux diacres, soit (encore) à tous les clercs employés au ministère, d’avoir des relations (sexuelles) avec leurs épouses et d’engendrer des enfants ; si quelqu’un le fait, qu’il soit exclu de l’honneur de la cléricature. » On espère qu’il ne l’a pas intentionnellement fait ! Le père Cochini est pourtant invoqué par tous les défenseurs du non mariage ecclésiastique jusque sur wikipédia… et surtout à la Congrégation pour le Clergé !

Comme souvent dans les gnoses « théologiques »… des opinions sont affirmées sans aucunes références aux sources magistérielles canoniques !… ou avec une référence trop floue pour être valable… sans mentionner une ligne ni un paragraphe précis !… voire même avec des références sans rapport avec le sujet !!! D’ailleurs ce Concile d’Elvire me semble invoqué plutôt en raison de considérations historiques que canoniques du fait qu’il est l’un des plus anciens documents historiques concernant la chrétienté espagnole… mais il n’est pas obligatoire d’être théologien pour connaitre qu’une « raison » puisée dans une considération historique est invalide théologiquement car l’histoire est bien connue de tous les chrétiens comme le lieu de l’action du « prince de ce monde » qu’est Satan qui monta l’apôtre félon Judas contre Jésus-Christ pour le clouer sur la croix… La foi est bien entendu nécessaire pour le croire ; mais Satan est à l’œuvre dans l’histoire pour défigurer volontairement la vision reçue de l’œuvre des saint anciens… particulièrement dans  la copie de leurs textes, ou par leurs fausses traductions comme c’est le cas avec celle de ce canon d’Elvire donnée par le père Cochini.

Qu’il soit ou non authentique historiquement, ce canon d’Elvire est en réalité dans sa version latine (voir (3)) strictement conforme aux écrits apostoliques de saint Paul pour lequel le critère de sélection d’un diacre, comme d’un presbyte, et comme d’un épiscope… est, entre autres critères, d’avoir une femme et des fils : « Que les diacres soient les hommes d’une femme-uxor, qu’ils président bien leurs fils et leurs maisonnées ; » (1 Timothée 3, 12), de même pour un presbyte en (Tite 1, 5-6), ou un épiscope en (1 Tim 3, 1), ils doivent avoir une femme et des fils selon l’apôtre… Jésus-Christ dit : « l’Ecriture ne peux pas être soute (Ndlt : du verbe soudre) » (Jean 10, 34 Traduit de la neuve vulgate « typique » en (Jean 10, 34) « Respondit eis Iesus: […] non potest solvi Scriptura »)…





Par Arnaud Barbey, le 8 mars 2020.





(1) Traduit du latin de l’interprétation de Gentiano Herveto Interprete (Gentien Hervet). SOURCE : Sacrosancta Concilia de Labbei et Cossarti Ad Regiam Editionem, venetiis MDCCXXVIII, tome 1, page 1511 : « VII Presbyter […] VIII Si alicujus uxor, cum esset laicus, adulterata fuisse convicta fuerit, is non potest ad ministerium accedere. Sin autem etiam post ordinationem adulterata fuerit, debet eam dimittere. Quod si cohabitet, non potest sibi commissum ministerium exequi.»).

(2) Le site de l’église catholique de France définit ainsi la férule Papale : « Bâton pastoral liturgique surmonté ou non d’une croix sans crucifix. Il est exclusivement réservé au Pape. »

(3) Traduit du Concile d’Elvire (Concilium Eliberitanum), en l’an 305, chapitre 33 : « XXXIII. Placuit in totum prohiberi episcopis, presbyteris, & diaconibus, vel omnibus clericis positis in ministerio, abstinere se a conjugibus suis, & non generare filios : quicumque vero fecerit, ab honore clericatus exterminetur. » Source : Sacrosancta Concilia de Labbei et Cossarti Ad Regiam Editionem, venetiis MDCCXXVIII, tome 1, page 996.

Méthode biblique de lecture biblique

Ou comment appréhender la sainte Bible

Résumé : La logique que contient la bible empêche de comprendre un verset biblique indépendamment d’un autre — Ceux auxquels est donnée la parole de Dieu sur terre sont des dieux…! La sainte bible demande de vivre les préceptes et les jugements sans en ajouter ni en retrancher — L’« ignorance des Écritures est l’ignorance du Christ » (Concile Vatican II).






On pourra lire aussi l’article : Lecture littérale de la bible ? Ou bien seulement sa troisième partie : Le sens spirituel des saintes écritures Ou encore l’article : Suivre le Christ de la bible ou celui que nous nous fabriquons…






La manière générale d’appréhender la bible en vue de la comprendre est donnée par la bible elle-même. La logique que contient la bible empêche de comprendre un verset biblique indépendamment d’un autre… Cette tâche est difficile et n’importe qui peut faire erreur. C’est pourtant la méthode catholique pour aborder l’écriture biblique pour la raison que la bible elle-même la donne.

 

Jésus-Christ dit que c’est Dieu le Père qui a sanctifié et mis dans le monde l’Écriture biblique, c’est pourquoi elle ne peut pas être soute, du latin solvi, c’est-à-dire mise dans un solvant, dans une solution additive, c’est-à-dire diluée dans un enrobage qui la contiendrait au milieu d’ajouts étrangers. « Jésus leur répondit : “Est-ce qu’il n’est pas écrit dans votre loi : “Moi j’ai dit : vous êtes des dieux ?”. S’il a dit ceux-ci des dieux, ceux vers lesquels la parole de Dieu est produite, et elle ne peut pas être soute l’Écriture, que Père a sanctifiée et mise dans le monde” » (Jean 10, 34-36 ; voir NOTE (1)). Ce verset explique de plus que ceux auxquels est donnée la parole de Dieu sur terre sont eux-mêmes des dieux, et que cette parole terrestre des dieux qui provient de Dieu le Père ne peut pas être soute. Ce qui signifie que la bible connue actuellement n’est pas la seule source de la sainte parole de Dieu le Père, mais qu’avant d’être incluse dans la bible, cette sainte parole est proférée par des dieux incarnés… dont Jésus-Christ… ce qu’ont refusé une partie des israélites de son époque. Parmi ces dieux incarnés qui apportent la parole de Dieu le Père, il est possible de citer ceux qui, comme Jésus-Christ, sont montés vivants au ciel, car Jésus explique « Et personne n’a une ascension au ciel, excepté qui est descendu du ciel » (Jean 3, 13; voir NOTE (2)) : parmi ces dieux incarnés se trouve avec certitude le prophète Éli dont l’ascension se fait sur un char de feu en (2 Rois 2, 11). De plus, Moïse est appelé Dieu par le Seigneur quand la bible écrit que Moïse est le Dieu du pharaon d’Égypte : « Et le Seigneur a dit à Moïse : « Voici, j’ai t‘ai constitué dieu pour Pharaon, et Aaron, ton frère, sera ton prophète. » (Exode 7, 1 ; voir NOTE (3)). On peut comprendre aussi que le prophète Éli soit un dieu dans le nouveau testament de la bible qui explique qu’il faut traduire « Eli, Eli » par « Deus meus, Deus meus », ce qui signifie « mon Dieu, mon Dieu ». Cela est écrit dans la bible vulgate au moment où Jésus prononce avant de mourir : « Eli, Eli, lema sabacthani ?”, hoc est: “Deus meus, Deus meus, ut quid dereliquisti me?” », ce qu’on peut traduire en français par « “Eli, Eli, lema sabacthani ?”, ceci est : “mon Dieu, mon Dieu, comment (Ndlt :ou pourquoi) m’as-tu redélaissé ?” »

 

Selon Jésus-Christ, Dieu le Père est donc l’auteur de la bible puisqu’il l’a sanctifiée et mise dans le monde : « elle ne peut pas être soute l’Écriture, que Père a sanctifiée et mise dans le monde » (Jean 10, 35-36; voir NOTE (4)). L’Écriture ne peut pas être soute, du latin solvi, c’est-à-dire mise dans un solvant, dans une solution additive, c’est-à-dire diluée dans un enrobage qui la contiendrait au milieu d’ajouts étrangers. La bible demande très souvent elle-même de ne rien y ajouter et de ne rien y retrancher.

 

Dieu nous met en effet en garde de nombreuses fois dans la bible de ne rien ajouter ni retrancher à sa parole. En effet l’« ignorance des Écritures est l’ignorance du Christ » (Concile Vatican II, Dei Verbum, n.25). Ainsi, la connaissance du Christ se fait par l’étude des saintes écritures, Paroles qui viennent du Verbe de Dieu, saintes écritures dans lesquelles le Seigneur nous met souvent en garde de ne rien ajouter ni retrancher à sa parole (en Dt 4, 2 (où Dieu parle); en Dt 12, 32 (où le narrateur parle); en Jr 26, 2 ; en Ecclésiaste 3, 14 (où le narrateur parle); en Apocalypse 22,18 (où le narrateur parle)). Par exemple Moïse dit au peuple fils de Dieu : « Et maintenant, Israël, entend les préceptes et les jugements, que moi je vous enseigne, si bien qu’en faisant que vous les viviez et qu’en entrant dedans vous possédiez la terre, que le Seigneur, Dieu de vos Père, est sur le point de vous donner. Vous n’ajouterez pas à la parole, que je vous dis, ni vous n’enlèverez d’elle ; conservez les mandats du Seigneur votre Dieu, que moi je vous prescris. » (Dt 4, 1-2 ; voir NOTE (7)).

 

Ce commandement précédent demande donc de vivre les préceptes et les jugements de la parole de Moïse sans en ajouter ni en retrancher, parole de Moïse dont Jésus-Christ dit qu’elle sera toujours actuelle jusqu’à ce que transite le ciel et la terre : « Refusez de supputer que je suis venu dissoudre la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu dissoudre, mais compléter. Ainsi soit-il certainement je vous dis : jusqu’au moment où transite le ciel et la terre, un iota ou un accent ne passera pas de la Loi, jusqu’à ce qu’il arrive toutes choses. » (Mt 5, 17-18 ; voir NOTE (8)). Tout ceci entraine logiquement que la bible est à admettre comme un tout sans incohérence et donc qu’il faut comprendre un verset biblique sans contradiction avec n’importe quel autre verset biblique. Ceci entraine logiquement qu’il est impossible de ne pas tenir compte d’un seul verset biblique pour comprendre l’entièreté de la bible, et réciproquement impossible de ne pas tenir compte de l’entièreté de la bible pour comprendre le moindre verset biblique.

 

Cette compréhension de la bible prise comme une parole de Dieu globale est donc la compréhension catholique qui a foi que Dieu est l’auteur de la bible. L’Eglise Catholique a foi que la version « sacrée et canonique » de la bible est la vulgate en latin, qui « est absolument exempte de toute erreur en ce qui concerne la foi ou les mœurs » (Pape Pie XII, Divino afflante Spiritu, § 26).

 

De ce fait, Dieu étant surintelligent, il ne peut pas se contredire dans un livre biblique par rapport à un autre livre biblique. Dieu a une logique globale et cohérente qu’il exprime aux hommes dans la bible…  

Ce qui n’exclue pas que parfois Dieu puisse changer sa parole, ce qui est rarissime dans la bible, mais se trouve dans le nouveau testament qui a changé l’ancien testament en permettant aux hommes de manger de tout ce que saint Pierre voit dans sa vision du livre des Actes des Apôtres. Dieu est en effet revenu sur ce point pourtant édicté par Lui-même dans l’ancien testament. Par exemple certains animaux sont déclarés anciennement impurs et non mangeables dans le Lévitique (au chapitre 11). Or Dieu s’adresse par la suite à Pierre, chef de l’Eglise, pour apporter cette modification que désormais « tous les quadrupèdes et les serpentants de la terre, et les volatiles du ciel » sont purs et donc mangeables parce que Dieu les a depuis purifiés (Ac 10, 15 traduit de la neuve vulgate : » Quae Deus purificavit »), Dieu les a mondés (Ac 11, 9 traduit de la neuve vulgate : « Quae Deus mundavit »), ces animaux ne sont donc plus immondes aujourd’hui comme ils l’étaient du temps de l’ancien testament. De même pour les images interdites pour le culte en (Lévitique 26, 1 ; Deutéronome 4, 15), Jésus remet cela en cause indirectement puisqu’Il est Lui-même image du Père, « Qui m’a vu, a vu le Père. Comment toi dis-tu : Expose-nous le Père ? » (Jean 14, 9; voir NOTE (5)). Cela signifie que l’homme, créé vers (voir NOTE (6) l’image et la ressemblance de Dieu en (Genèse 1, 26), voit en Jésus-Christ son accomplissement.

 

Article par Arnaud Barbey, le 11 décembre 2018

 

NOTE (1) : Traduit de la vulgate en (Jean 10, 34-36) : « 34 Respondit eis Iesus: “ Nonne scriptum est in lege vestra: “Ego dixi: Dii estis?”. 35 Si illos dixit deos, ad quos sermo Dei factus est, et non potest solvi Scriptura, 36 quem Pater sanctificavit et misit in mundum »

NOTE (2) : Traduit de la vulgate en (Jean 3, 13) : « Et nemo ascendit in caelum, nisi qui descendit de caelo »

NOTE (3) : Traduit de la vulgate en (Exode 7, 1) « Dixitque Dominus ad Moysen: “ Ecce constitui te deum pharaonis, et Aaron frater tuus erit propheta tuus. »

NOTE (4) : Traduit de la vulgate en (Jean 10, 35-36) : « 35 […] non potest solvi Scriptura, 36 quem Pater sanctificavit et misit in mundum »

NOTE (5) : Traduit de la vulgate en (Jean 14, 9) : « Qui vidit me, vidit Patrem. Quomodo tu dicis: “Ostende nobis Patrem”? »

NOTE (6) : Traduit de la vulgate en (Genèse 1, 26) : « Et ait Deus: “Faciamus hominem ad imaginem et similitudinem nostram; ». Traduction : « Et Dieu prononce : « Faisons l’homme vers notre image et similitude ; » (Genèse 1, 26). Note de traduction : la préposition latine ad exprime une idée générale de mouvement, de direction. SOURCE : voir le dictionnaire latin-français Gaffiot de 1934 en ligne sur la page internet www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?p=27

NOTE (7) : Traduit de la vulgate en (Dt 4, 1-2)  : « 1 Et nunc, Israel, audi praecepta et iudicia, quae ego doceo vos, ut facientes ea vivatis et ingredientes possideatis terram, quam Dominus, Deus patrum vestrorum, daturus est vobis. 2 Non addetis ad verbum, quod vobis loquor, neque auferetis ex eo; custodite mandata Domini Dei vestri, quae ego praecipio vobis. ».

NOTE (8) : Traduit de la vulgate en (Mt 5, 17-18) : « 17 Nolite putare quoniam veni solvere Legem aut Prophetas; non veni solvere, sed adimplere. 18 Amen quippe dico vobis: Donec transeat caelum et terra, iota unum aut unus apex non praeteribit a Lege, donec omnia fiant. »