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LE BON GRAIN ET L'IVRAIE
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Méthode biblique de lecture biblique

Ou comment appréhender la sainte Bible

Résumé : La logique que contient la bible empêche de comprendre un verset biblique indépendamment d’un autre — Ceux auxquels est donnée la parole de Dieu sur terre sont des dieux…! La sainte bible demande de vivre les préceptes et les jugements sans en ajouter ni en retrancher — L’« ignorance des Écritures est l’ignorance du Christ » (Concile Vatican II).






On pourra lire aussi l’article : Lecture littérale de la bible ? Ou bien seulement sa troisième partie : Le sens spirituel des saintes écritures Ou encore l’article : Suivre le Christ de la bible ou celui que nous nous fabriquons…






La manière générale d’appréhender la bible en vue de la comprendre est donnée par la bible elle-même. La logique que contient la bible empêche de comprendre un verset biblique indépendamment d’un autre… Cette tâche est difficile et n’importe qui peut faire erreur. C’est pourtant la méthode catholique pour aborder l’écriture biblique pour la raison que la bible elle-même la donne.

 

Jésus-Christ dit que c’est Dieu le Père qui a sanctifié et mis dans le monde l’Écriture biblique, c’est pourquoi elle ne peut pas être soute, du latin solvi, c’est-à-dire mise dans un solvant, dans une solution additive, c’est-à-dire diluée dans un enrobage qui la contiendrait au milieu d’ajouts étrangers. « Jésus leur répondit : “Est-ce qu’il n’est pas écrit dans votre loi : “Moi j’ai dit : vous êtes des dieux ?”. S’il a dit ceux-ci des dieux, ceux vers lesquels la parole de Dieu est produite, et elle ne peut pas être soute l’Écriture, que Père a sanctifiée et mise dans le monde” » (Jean 10, 34-36 ; voir NOTE (1)). Ce verset explique de plus que ceux auxquels est donnée la parole de Dieu sur terre sont eux-mêmes des dieux, et que cette parole terrestre des dieux qui provient de Dieu le Père ne peut pas être soute. Ce qui signifie que la bible connue actuellement n’est pas la seule source de la sainte parole de Dieu le Père, mais qu’avant d’être incluse dans la bible, cette sainte parole est proférée par des dieux incarnés… dont Jésus-Christ… ce qu’ont refusé une partie des israélites de son époque. Parmi ces dieux incarnés qui apportent la parole de Dieu le Père, il est possible de citer ceux qui, comme Jésus-Christ, sont montés vivants au ciel, car Jésus explique « Et personne n’a une ascension au ciel, excepté qui est descendu du ciel » (Jean 3, 13; voir NOTE (2)) : parmi ces dieux incarnés se trouve avec certitude le prophète Éli dont l’ascension se fait sur un char de feu en (2 Rois 2, 11). De plus, Moïse est appelé Dieu par le Seigneur quand la bible écrit que Moïse est le Dieu du pharaon d’Égypte : « Et le Seigneur a dit à Moïse : « Voici, j’ai t‘ai constitué dieu pour Pharaon, et Aaron, ton frère, sera ton prophète. » (Exode 7, 1 ; voir NOTE (3)). On peut comprendre aussi que le prophète Éli soit un dieu dans le nouveau testament de la bible qui explique qu’il faut traduire « Eli, Eli » par « Deus meus, Deus meus », ce qui signifie « mon Dieu, mon Dieu ». Cela est écrit dans la bible vulgate au moment où Jésus prononce avant de mourir : « Eli, Eli, lema sabacthani ?”, hoc est: “Deus meus, Deus meus, ut quid dereliquisti me?” », ce qu’on peut traduire en français par « “Eli, Eli, lema sabacthani ?”, ceci est : “mon Dieu, mon Dieu, comment (Ndlt :ou pourquoi) m’as-tu redélaissé ?” »

 

Selon Jésus-Christ, Dieu le Père est donc l’auteur de la bible puisqu’il l’a sanctifiée et mise dans le monde : « elle ne peut pas être soute l’Écriture, que Père a sanctifiée et mise dans le monde » (Jn 10, 35-36; voir NOTE (4)). L’Écriture ne peut pas être soute, du latin solvi, c’est-à-dire mise dans un solvant, dans une solution additive, c’est-à-dire diluée dans un enrobage qui la contiendrait au milieu d’ajouts étrangers. La bible demande très souvent elle-même de ne rien y ajouter et de ne rien y retrancher.

 

Dieu nous met en effet en garde de nombreuses fois dans la bible de ne rien ajouter ni retrancher à sa parole. En effet l’« ignorance des Écritures est l’ignorance du Christ » (Concile Vatican II, Dei Verbum, n.25). Ainsi, la connaissance du Christ se fait par l’étude des saintes écritures, Paroles qui viennent du Verbe de Dieu, saintes écritures dans lesquelles le Seigneur nous met souvent en garde de ne rien ajouter ni retrancher à sa parole (en Dt 4, 2 (où Dieu parle); en Dt 12, 32 (où le narrateur parle); en Jr 26, 2 ; en Ecclésiaste 3, 14 (où le narrateur parle); en Apocalypse 22,18 (où le narrateur parle)). Par exemple Moïse dit au peuple fils de Dieu : « Et maintenant, Israël, entend les préceptes et les jugements, que moi je vous enseigne, si bien qu’en faisant que vous les viviez et qu’en entrant dedans vous possédiez la terre, que le Seigneur, Dieu de vos Père, est sur le point de vous donner. Vous n’ajouterez pas à la parole, que je vous dis, ni vous n’enlèverez d’elle ; conservez les mandats du Seigneur votre Dieu, que moi je vous prescris. » (Dt 4, 1-2 ; voir NOTE (7)).

 

Ce commandement précédent demande donc de vivre les préceptes et les jugements de la parole de Moïse sans en ajouter ni en retrancher, parole de Moïse dont Jésus-Christ dit qu’elle sera toujours actuelle jusqu’à ce que transite le ciel et la terre : « Refusez de supputer que je suis venu dissoudre la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu dissoudre, mais compléter. Ainsi soit-il certainement je vous dis : jusqu’au moment où transite le ciel et la terre, un iota ou un accent ne passera pas de la Loi, jusqu’à ce qu’il arrive toutes choses. » (Mt 5, 17-18 ; voir NOTE (8)). Tout ceci entraine logiquement que la bible est à admettre comme un tout sans incohérence et donc qu’il faut comprendre un verset biblique sans contradiction avec n’importe quel autre verset biblique. Ceci entraine logiquement qu’il est impossible de ne pas tenir compte d’un seul verset biblique pour comprendre l’entièreté de la bible, et réciproquement impossible de ne pas tenir compte de l’entièreté de la bible pour comprendre le moindre verset biblique.

 

Cette compréhension de la bible prise comme une parole de Dieu globale est donc la compréhension catholique qui a foi que Dieu est l’auteur de la bible. L’Eglise Catholique a foi que la version « sacrée et canonique » de la bible est la vulgate en latin, qui « est absolument exempte de toute erreur en ce qui concerne la foi ou les mœurs » (Pape Pie XII, Divino afflante Spiritu, § 26). Voie à ce sujet l’annexe 1 de ce présent livre qui montre les sources catholiques ayant trait à la vulgate en latin.

 

De ce fait, Dieu étant surintelligent, il ne peut pas se contredire dans un livre biblique par rapport à un autre livre biblique. Dieu a une logique globale et cohérente qu’il exprime aux hommes dans la bible…

 

Ce qui n’exclue pas que parfois Dieu puisse changer sa parole, ce qui est rarissime dans la bible, mais se trouve dans le nouveau testament qui a changé l’ancien testament en permettant aux hommes de manger de tout ce que saint Pierre voit dans sa vision du livre des Actes des Apôtres. Dieu est en effet revenu sur ce point pourtant édicté par Lui-même dans l’ancien testament. Par exemple certains animaux sont déclarés anciennement impurs et non mangeables dans le Lévitique (au chapitre 11). Or Dieu s’adresse par la suite à Pierre, chef de l’Eglise, pour apporter cette modification que désormais « tous les quadrupèdes et les serpentants de la terre, et les volatiles du ciel » sont purs et donc mangeables parce que Dieu les a depuis purifiés (Ac 10, 15 traduit de la neuve vulgate : » Quae Deus purificavit »), Dieu les a mondés (Ac 11, 9 traduit de la neuve vulgate : « Quae Deus mundavit »), ces animaux ne sont donc plus immondes aujourd’hui comme ils l’étaient du temps de l’ancien testament. De même pour les images interdites pour le culte en (Lévitique 26, 1 ; Deutéronome 4, 15), Jésus remet cela en cause indirectement puisqu’Il est Lui-même image du Père, « Qui m’a vu, a vu le Père. Comment toi dis-tu : Expose-nous le Père ? » (Jn 14, 9; voir NOTE (5)). Cela signifie que l’homme, créé vers (voir NOTE (6) l’image et la ressemblance de Dieu en (Genèse 1, 26), voit en Jésus-Christ son accomplissement.

 

Article d’Arnaud Barbey, du 11 décembre 2018

 

NOTE (1) : Traduit de la vulgate en (Jn 10, 34-36) : « 34 Respondit eis Iesus: “ Nonne scriptum est in lege vestra: “Ego dixi: Dii estis?”. 35 Si illos dixit deos, ad quos sermo Dei factus est, et non potest solvi Scriptura, 36 quem Pater sanctificavit et misit in mundum »

NOTE (2) : Traduit de la vulgate en (Jean 3, 13) : « Et nemo ascendit in caelum, nisi qui descendit de caelo »

NOTE (3) : Traduit de la vulgate en (Exode 7, 1) « Dixitque Dominus ad Moysen: “ Ecce constitui te deum pharaonis, et Aaron frater tuus erit propheta tuus. »

NOTE (4) : Traduit de la vulgate en (Jn 10, 35-36) : « 35 […] non potest solvi Scriptura, 36 quem Pater sanctificavit et misit in mundum »

NOTE (5) : Traduit de la vulgate en (Jn 14, 9) : « Qui vidit me, vidit Patrem. Quomodo tu dicis: “Ostende nobis Patrem”? »

NOTE (6) : Traduit de la vulgate en (Genèse 1, 26) : « Et ait Deus: “Faciamus hominem ad imaginem et similitudinem nostram; ». Traduction : « Et Dieu prononce : « Faisons l’homme vers notre image et similitude ; » (Genèse 1, 26). Note de traduction : la préposition latine ad exprime une idée générale de mouvement, de direction. SOURCE : voir le dictionnaire latin-français Gaffiot de 1934 en ligne sur la page internet www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?p=27

NOTE (7) : Traduit de la vulgate en (Dt 4, 1-2)  : « 1 Et nunc, Israel, audi praecepta et iudicia, quae ego doceo vos, ut facientes ea vivatis et ingredientes possideatis terram, quam Dominus, Deus patrum vestrorum, daturus est vobis. 2 Non addetis ad verbum, quod vobis loquor, neque auferetis ex eo; custodite mandata Domini Dei vestri, quae ego praecipio vobis. ».

NOTE (8) : Traduit de la vulgate en (Mt 5, 17-18) : « 17 Nolite putare quoniam veni solvere Legem aut Prophetas; non veni solvere, sed adimplere. 18 Amen quippe dico vobis: Donec transeat caelum et terra, iota unum aut unus apex non praeteribit a Lege, donec omnia fiant. »

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