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LE BON GRAIN ET L'IVRAIE
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Liberté pour tous… d’essayer de bannir les démons…





Selon les évangiles, tous nous sommes libres d’essayer de bannir les démons : non seulement il y a liberté pour tous d’essayer de bannir les démons … mais Jésus demande de refuser de le prohiber !

Alors pourquoi l’église catholique[1] écrit-elle que personne ne peut légitimement proférer les exorcismes excepté sur licence de l’Ordinaire du lieu (l’évêque) donnée à un presbyte (Canon 1172[2]) ?

Voici en effet ce qu’écrit l’évangile : « Maitre, nous avons vu quelqu’un en ton nom bannissant un démon, et nous l’avons prohibé, parce qu’il ne nous suivait pas. Mais Jésus a dit : Refusez de le prohiber. Il n’est personne en fait, qui fasse un miracle[3] en mon nom et puisse vite mal dire de moi ; en fait qui n’est pas contre nous, est pour nous. » (Marc 9, 38-39[4]). De même dans l’évangile de saint Luc en (Luc 9, 49-50).

Non seulement essayer bannir les démons est autorisé évangéliquement, mais Jésus demande de refuser de le prohiber à qui ne le suit pas et le fait en son nom.

Donc le canon 1172 est un ajout d’une restriction inique en totale contradiction avec l’évangile… iniquité qui rappelle les scribes et les pharisiens[5], et le chef de la synagogue[6], qui empêchaient Jésus-Christ de faire des miracle le jour de repos du sabbat…

L’ajout de ce précepte canonique 1172 au code de droit canonique catholique est contraire aussi à la Parole de Dieu demandant de ne pas ajouter ni retrancher de préceptes aux écritures sacrées[7]… Il n’est pas possible qu’un Pape ait pu promulguer un tel canon 1172 ! Il existe une erreur ou une malversation entre ce qui a été intentionnellement promulgué par un Pape d’une part, et ce canon 1172 tel qu’il nous apparait dans l’édition du code de droit.

D’ailleurs l’auteur de cet article est témoin que des protestants évangéliques chassent des mauvais esprits… et pire encore… a entendu un homme Ivoirien lui expliquer que des compatriotes de Cote d’Ivoire n’allaient pas chez les catholiques parce que les prêtres ne chassaient pas les mauvais esprits.

Cependant, si tous ont liberté d’essayer de bannir les démons, tous n’y réussissent pas…, voir à ce sujet notre article : Les lunatiques… différence entre foi et croyance





Par Arnaud Barbey, le 15 avril 2020.






[1] Selon le concile Vatican II, l’Église du Christ est une partie de l’église catholique : « Celle-ci est l’unique Église du Christ, […] elle subsiste dans l’Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et par les épiscopes dans sa communion » (Lumen Gentium § 8 :« Haec est unica Christi Ecclesia, […] subsistit in Ecclesia catholica, a successore Petri et Episcopis in eius communione gubernata »)
Source : www.vatican.va  http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumen-gentium_lt.html

[2] Canon 1172 — « § 1. Personne ne peut légitimement proférer les exorcismes aux possédés, excepté de la part de l’Ordinaire du lieu particulier et aura obtenu une licence expresse. 

§ 2. Que cette licence de la part de l’Ordinaire du lieu soit concédée seulement à un presbyte pieux, instruit, prudent et d’une vie prédotée d’intégrité. » Traduit du latin du Code de Droit Canonique Catholique :
Canon 1172 — « § 1. Nemo exorcismos in obsessos proferre legitime potest, nisi ab Ordinario loci peculiarem et expressam licentiam obtinuerit. § 2. Haec licentia ab Ordinario loci concedatur tantummodo presbytero pietate, scientia, prudentia ac vitae integritate praedito. »

Source : Code de Droit Canonique sur http://www.vatican.va/archive/cod-iuris-canonici/latin/documents/cic_liberIV_la.html

[3] Nous traduisons le latin virtus comme souvent par miracle… Il n’est pas possible de traduire virtus par le français vertu qui aujourd’hui prend ce sens philosophique de bonne habitude acquise par répétition des actes (bonne disposition acquise).

[4] Traduit de la neuve vulgate « typique » en (Marc 9, 38-39) : « 38 Dixit illi Ioannes: “ Magister, vidimus quendam in nomine tuo eicientem daemonia, et prohibebamus eum, quia non sequebatur nos ”. 39 Iesus autem ait: “ Nolite prohibere eum. Nemo est enim, qui faciat virtutem in nomine meo et possit cito male loqui de me; 40 qui enim non est adversum nos, pro nobis est. »

[5] Evangile de saint Luc en (Luc 6, 7).

[6] Evangile de saint Luc en (Luc 13, 14).

[7] Les saintes écritures nous mettent souvent en garde de ne rien ajouter ni retrancher à la parole de Dieu (en Dt 4, 2 (où Dieu parle); en Dt 12, 32 (où le narrateur parle); en Jr 26, 2 ; en Ecclésiaste 3, 14 (où le narrateur parle); en Apocalypse 22,18 (où le narrateur parle)). Par exemple Moïse dit au peuple fils de Dieu : « Et maintenant, Israël, entend les préceptes et les jugements, que moi je vous enseigne, si bien qu’en faisant que vous les viviez et qu’en entrant dedans vous possédiez la terre, que le Seigneur, Dieu de vos Père, est sur le point de vous donner. Vous n’ajouterez pas à la parole, que je vous dis, ni vous n’enlèverez d’elle ; conservez les mandats du Seigneur votre Dieu, que moi je vous prescris. » (Dt 4, 1-2 ; traduit de la vulgate : « 1 Et nunc, Israel, audi praecepta et iudicia, quae ego doceo vos, ut facientes ea vivatis et ingredientes possideatis terram, quam Dominus, Deus patrum vestrorum, daturus est vobis. 2 Non addetis ad verbum, quod vobis loquor, neque auferetis ex eo; custodite mandata Domini Dei vestri, quae ego praecipio vobis. ».)

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