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LE BON GRAIN ET L'IVRAIE
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Lecture littérale de la bible ? oui mais

Résumé : L’église, sans précision encore concernant l’histoire, enseigne que la bible vulgate en latin est sans erreur concernant la foi et les mœurs — La bible est la première source de la révélation, et sa lecture littérale est un socle, avec aussi l’Esprit Saint, pour y entendre droitement la Parole de Dieu — Tout sens spirituel n’est pas à exclure de la bible quand elle évoque un évènement futur……






On pourra lire aussi l’article : Méthode biblique de lecture biblique






Tous ne le savent pas : quand l’église affirme que la bible vulgate en latin est sans erreurs… cette affirmation est réduite aux sujets de foi et aux mœurs sans précision quant au contenu historique des saintes écritures. Le Pape écrit en effet à propos de l’édition vulgate en latin de la bible : « dans les choses de la foi et des mœurs de toute erreur être absolument immune; » (Divino afflante Spiritu, voir [1]).

Remarquons la force de ce mot « immune »… qui signifie qu’au sein de l’Eglise, cette édition biblique latine est immunisée (préservée) contre toute erreur aux sujets de foi et concernant les mœurs.

Alors une lecture littérale de la bible ? Celle-ci provoque le tollé infatué des foules bien-pensantes… elle souffre de persécutions comme ceux qui ont écrit la bible… :

Cette présente étude montre que la lecture littérale de la bible est un socle, avec aussi l’Esprit Saint, pour comprendre la première source de la révélation qui est reprise soigneusement dans l’édition de la bible neuve vulgate « typique » en latin[2]. N’oublions pas que Jésus-Christ accorde dans l’évangile une très grande fiabilité aux saintes écritures et n’y badine pas avec ce qui y est écrit ! Il dit en effet dans l’évangile : « Parce que sont ces jours de vengeance[3], afin que soient emplies toutes choses, qui sont écrites. » (Luc 21, 22 [4]). Le catéchisme de l’église catholique explique que « Tous les sens [de l’Écriture sacrée] seront fondés sur un, évidemment littéral » (CEC § 116 [5])…

Première partie

Le chef du protestantisme Martin Luther préconisât l’exécution des sorcières pour, selon lui…, rester fidèle à la bible qu’il aurait ainsi interprétée… : « Tu n’accepteras pas de laisser vivre une sorcière » (Exode 22, 17) ! Luther refusait une lecture littérale de la vulgate, car la bible catholique promulguée en 1592 écrit pour ce verset : « Maleficos non patieris vivere. »… qui se comprend droitement (littéralement) par « tu ne pâtiras pas à vivre les malfaisants. »… : comprenons que de vivre (avec) les malfaisants ne te fera pas souffrir[6]… En aucun cas le verset ne demande de tuer quiconque ! Que celui ou celle qui voit dans ce verset biblique comment Luther peut-il y prendre de préconiser des exécutions de sorcières, nous le dise !

Luther est connu pour s’être séparé de la bible vulgate latine utilisée depuis plus d’un millénaire dans l’église… voici donc un exemple que cette volte-face puisse aboutir à une tuerie anti-évangélique aux sorcières !… Si Luther s’était astreint à y lire ce qui y est écrit… jamais il n’aurait pu attribuer à Dieu de vouloir dans ce verset des tueries aux sorcières.

Certes la compréhension vraie de la bible est très souvent totalement hors de notre portée… mais que celui qui manque de compréhension ait l’humilité de refuser d’outrepasser le texte biblique en y attribuant un sens déconnecté de son texte littéral — ce qui n’a pour effet que d’engendrer un pseudo-christianisme — même si le lecteur doit rester un temps… ou deux… voire mille temps… dans l’incompréhension… Surtout ne pas adopter par conformisme une réponse que la pseudo-théologie des pseudo-prophètes lui apporterait et qui serait déconnectée du texte littéral de la vulgate latine !

Non, la lettre ne tue pas l’Esprit !

Car on entend souvent répéter très banalement par les anti-lecture-littérale-biblique que « la lettre tue l’Esprit » [7]!… Mais on oublie que cette lettre biblique vient de l’Esprit de Dieu ! Puisque Dieu est auteur des saintes écritures[8]… alors comment donc la lettre qui vient de l’Esprit de Dieu pourrait-elle tuer l’Esprit de Dieu ! La bible n’écrit évidemment pas que la lettre tue l’Esprit…

Saint Paul explique en fait que la lettre tue (occit) mais l’Esprit vivifie (2 Cor 3, 6)… La lettre tue… est à mettre en rapport, toujours selon saint Paul dans ce même chapitre au verset 9, avec le glorieux ministère de la damnation… ce mot damnation est banni par les chrétiens ne sachant pas qu’il a le même sens que condamner dans les évangiles[9] : mais l’Esprit vivifie parce qu’un malfaisant peut à nouveau être vivifié par l’Esprit (dans le sacrement de pénitence). Le glorieux ministère de la damnation (voir note [10]) est distingué dans l’écriture sainte du glorieux ministère de la justice, quand saint Paul écrit dans ce même passage de 2 Corinthiens 3, que sa mission est d’être ministre du glorieux ministère de la justice[11] : ministère qui va chercher ceux dont l’âme est mourante[12] par l’effet leur propre péché pour leur apporter la vivification de l’Esprit de Dieu en support à leur pénitence par la réparation[13] de leurs péchés volontaires ou par erreurs[14] : « Mes frères, si quelqu’un de vous aura erré hors de la vérité, et quelqu’un l’aura converti, il doit savoir que, qui aura fait convertir un pécheur de l’erreur de sa voie, sauvera son âme de la mort[15] et couvrira une multitude de péchés. » (Jacques 5, 19-20 [16]).
La lettre tue… est donc en rapport avec le glorieux ministère de la damnation

Et si la lettre tue… elle tue bien ceux qui la rejette en pratique ! parce que la lettre porte en elle la loi de damnation des malfaisants : Jésus dit en effet, je cite : « Qui m’écarte et n’accepte pas mon discours, possède, ce qui le juge : la parole, que j’ai dite, celle-ci le jugera dans les derniers jours » (traduit de la neuve vulgate canonique en (Jean 12, 48 [17])). [On martèle régulièrement dans la nébuleuse pseudo-catho que Jésus-Christ n’est pas venu pour nous juger[18]… en omettant toujours d’ajouter que Jésus annoncera l’action judiciaire aux nations[19] et que c’est la parole biblique qu’il a dite et qui vient de son Père qui jugera ceux qui l’écarte et n’accepte pas son discours.] Rappelons que saint Paul communiquait par lettre avec les premières communautés chrétiennes… Il ne peut pas se contredire en utilisant des lettres alors qu’elles seraient sensées tuer l’Esprit ! De plus il enseigne à son disciple : « et parce que depuis le bas âge tu as appris à connaitre les Lettres Sacrées, qui par le moyen de la foi peuvent t’instruire vers le salut, qui est dans le Christ Jésus. Chaque Lettre est divinement inspirée et utile pour enseigner, pour arguer, pour corriger, pour érudir dans la justice, afin que soit parfait l’homme de Dieu, instruit pour toute œuvre bonne. [20]» (2 Timothée 3, 15-17).

Il est donc piquant que la lettre tue vraisemblablement ceux qui ne veulent pas de la lettre… Car le rejet de la littéralité des saintes écritures a sans doute pour origine ceux qui entreprennent d’évacuer les prescriptions apostoliques des saintes écritures dont ils ne veulent pas… en particulier la loi de Dieu… qui condamne par la lettre biblique même ceux qui y sont infidèles.

Alors bien entendu la Lettre ne tue pas l’Esprit, et même, nous enseigne ci-dessus saint Paul, par le moyen de la foi les Lettres Sacrées peuvent instruire vers le salut.

Ce slogan « la lettre tue » ne peut pas être invoqué contre la lecture littérale de la bible vulgate latine.Nous voyons maintenant dans la seconde partie le Magister Papal Catholique qui explique que c’est en affirmant la signification littérale des mots qu’est donnée de cette manière la signification spirituelle biblique aussi…

Seconde partie

Nous avons vu que bibliquement, ce slogan « la lettre tue », ne peut pas être invoqué contre la lecture littérale de la bible vulgate latine.
Cette seconde partie présente la doctrine catholique au sujet de la lecture littérale de la bible :

C’est concernant son contenu de foi et de mœurs[21] que le Magister de l’Eglise explique que c’est en affirmant la signification littérale des mots qu’est donnée de cette manière la signification spirituelle biblique aussi : « C’est pourquoi les exégètes, de même qu’ils affirment la signification littérale des mots, dans laquelle l’hagiographe aura tendu et même aura exprimé, elle doit redonner naissance et même exposer de cette manière la spirituelle aussi, pourvu que selon la coutume il constate avoir été donnée celle venant de Dieu.» (Divino afflante Spiritu, voir [22]).

C’est donc en affirmant la signification littérale des mots qu’est redonnée naissance à la signification spirituelle qui est exposée de manière littérale.

Dans ce document Divino afflante Spiritu, le Pape se lamente à propos des explications bibliques déconnectées de la littéralité des textes sacrés…

Le Pape oppose dans ce document Divino afflante Spiritu les subjectivités de ces « exégètes »[23] qui les proclament à répétition comme étant des interprétations ; le Pape les oppose aux véritables interprétations qui sont théologique, c’est-à-dire fondées dans la révélation Divine conservée par la sainte Église du Christ (voir [24]). Ce document infaillible du Pape constate que pour beaucoup les explications « spirituelles » sont un refuge. Il va de soi qu’on se réfugie dans des « interprétations » dites « spirituelles » quand on ne veut pas ou on ne comprend pas les textes sacrés.
Je n’ai malheureusement pas tout traduit du latin canonique, mais ce document du Magister Papal infaillible dit ensuite que tout sens spirituel sain n’est pas à exclure de l’Écriture Sacrée. Ce document du Magister Papal infaillible restreint l’utilisation d’interprétations soi-disant spirituelles, qui sont de fait le plus souvent utilisées trop banalement dans l’église catholique pour gommer le texte littéral lui-même… et donc gommer la sainte Parole de Dieu qui Elle-même est… littérale… puisqu’elle consiste justement en le texte littéral auquel l’Esprit Saint apporte la signification Divine. Jésus-Christ, le Verbe de Dieu littéral en tant que Parole, et l’Esprit Saint, nous sont envoyés comme les deux piliers de la compréhension de leur révélation.

Troisième partie :
signification spirituelle

Le Pape enseigne que tout sens spirituel sain n’est pas exclu de l’Écriture Sacrée du moment qu’elle témoigne par un « mode spirituel » d’évènements futurs. L’important est de lire dans ce document Divino afflante Spiritu que le Pape souffre de l’utilisation d’interprétations erronées sous couvert d’être soi-disant « spirituelles » : il y enseigne donc que tout sens spirituel n’est pas à exclure dans les textes évoquant un évènement futur, et que le sens spirituel vient du sens littéral : « de même que littérale, ils affirment, la signification des mots […] de cette manière la spirituelle aussi… » (voir plus haut). Quand est à donner une interprétation spirituelle du texte, c’est en affirmant la signification littérale des mots qu’est donnée la signification spirituelle biblique aussi. Ce en quoi ce document ne fait que tenir compte de l’évangile quand le Christ explique qu’il viendra nous juger en fonction de sa parole trouvée dans les écritures saintes : « Qui me repousse et n’accepte pas mon discours, possède, ce qui le juge : la parole, que j’ai dite, celle-ci le jugera dans les derniers jours » (Jean 12, 48 [25]).
Voici ce texte Papal infaillible dans sa partie précédent le passage déjà donné au début de ce présent article : « Lorsqu’ils (Ndlt : les exégètes des Ecrits Sacrés) auront donné une telle interprétation, principalement, comme nous avons proclamé, théologique, avec efficacité ils ramèneront au silence ceux, qui proclament à répétition d’être une interprétation pour se réfugier, en affirmant par soi avec peine dans des explications bibliques de trouver quelque chose, qui élève la mentalité vers Dieu, qui nourrit complétement l’âme, qui promeuve la vie intérieure, vers une quelconque spiritualité et la mystique, comme ils affirment. Qu’à ce propos à quel point ils professent trop peu droitement (Ndlt : Les exégètes des Ecrits Sacrés), l’expérience d’un grand nombre elle-même (l’)enseigne, (ceux) qui la parole de Dieu encore et encore considérant et méditant, ont parfait leur âme, et en face de Dieu sont mus par un amour véhément ; et ils font ostension de la même perpétuelle institution de l’Église et des monitions des plus hauts Docteurs avec lucidité. Tout sens spirituel sain n’est pas exclu de l’Écriture Sacrée. Lesquels (Ndlt : écrits) de fait dans l’Ancien Testament ont été dictés ou faits, ainsi par Dieu très sagement ont été ordonnés et disposés, afin que les anciens (Ndlt : écrits) par un mode spirituel signifiassent par-là, que ceux dans la nouvelle alliance de grâce fussent le moyen du futur. » (Divino afflante Spiritu [26]).

Le catéchisme de l’église catholique explique : « Tous les sens [de l’Écriture sacrée] seront fondés sur un, évidemment littéral » (CEC § 116 [27])…

Selon catéchisme de l’église catholique le sens littéral fonde donc tous les sens… Mais le catéchisme de l’église catholique ne parle pas du tout d’un « sens spirituel » mais d’un « sens par (ou pour) les spirituels » fondé sur le sens littéral… et l’unité entre sens littéral de l’Écriture et le sens par les spirituels, c’est-à-dire « des signes », vient de la consultation de Dieu… : « Le sens par/pour les spirituels : A cause de la consultation de Dieu (est) l’unité, non seulement le texte de l’Écriture, mais encore la chose et l’évènement desquels le texte parle, peuvent être des signes. » (CEC § 117 [28]). Selon le texte Papal canonique cité plus haut extrait de Divino afflante Spiritu, il faut interpréter que les signes dont parle le catéchisme de l’église catholique au § 117, sont les évènements futurs fondés, et donc montrés, par le sens littéral du texte biblique. Nous avons vu plus haut que le Pape, dans Divino afflante Spiritu, enseigne que tout sens spirituel sain n’est pas à exclure dans les textes évoquant un évènement futur ; un sens spirituel est donnée par un spirituel dans le but que les évènements futurs prévus par les textes bibliques, une fois réalisés, donnent confiance en la réalisation des prophéties (textes qui prédisent des choses et des événements à venir) non encore réalisées des textes de la nouvelle alliance : « Tout sens spirituel sain n’est pas exclu de l’Ecriture Sacrée. Lesquels (Ndlt : écrits) de fait dans l’Ancien Testament ont été dictés ou faits, ainsi par Dieu très sagement ont été ordonnés et disposés, afin que les anciens (Ndlt : écrits) par un mode spirituel signifiassent par-là, que ceux dans la nouvelle alliance de grâce fussent le moyen du futur. » (texte déjà cité ci-dessus).

Le mode spirituel d’interprétation que décrit Divino afflante Spiritu est donc d’enseigner que la réalisation des prophéties de l’ancien testament signifie que celles de la nouvelle alliance du nouveau testament biblique seront de même réalisées.

En résumé considérons que le plus souvent, quand elles ne sont pas volontairement faites pour aliéner la Parole de Dieu… les soi-disantes « interprétations spirituelles » en dehors du sens littéral du texte biblique sont en fait des interprétations illogiques voir irrationnelles, faites par des personnes non spirituelles sans « la consultation de Dieu » (CEC § 117), des extravagants qui errent au-delà de la raison, par quelques hurluberlus, ou quelques farfelus… Ou encore des autocrates caparaçonnés qui n’ont pas la Loi de Dieu dans leur mental et dans leurs cœurs (Hébreux 8, 10 et 10, 16), abusent de soi-disantes interprétations spirituelles en dehors du sens littéral du texte biblique pour masquer leurs non compréhensions du texte biblique et par orgueil pour donner à tout prix une réponse à leurs ouailles. Le Nouveau Testament, dit le Seigneur, est de « donner mes lois dans le mental de ceux-ci, et dans le cœur de ceux-ci je surécrirai celles-ci ; et je serais pour eux en Dieu, et eux-mêmes seront pour moi dans le peuple. » (Hébreux 8, 8 et 10 et Jérémie 31, 33 [29])… notons bien que ceux qui ont les lois de Dieu dans leurs mental et dans leurs cœur, ceux donc qui ne peuvent pas divaguer dans de pseudo « interprétations spirituelles », ceux-là sont « dans le peuple » selon l’écriture sainte, et non pas parmi les chefs du peuple… La très sainte Vierge Marie aussi nous a mis en garde à la Salette : « Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr. » Les conducteurs du peuple de Dieu sont à la queue du Diable…





Par Arnaud Barbey, le 9 avril 2020





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[1] Traduit du latin canonique de la lettre Papale Divino afflante Spiritu : « in rebus fidei ac morum ab omni prorsus esse errore immunem; »)

[2] A propos de la dernière révision critique de l’édition biblique en langue latine appelée « la vulgate », saint Jean-Paul II écrit : « Pendant cette révision de faire « jusqu’à un verbe, la raison a tenu au vieux texte de l’édition de la Vulgate, où évidemment les textes premiers-engendrés sont repris soigneusement, tels qu’ils sont repris dans les éditions d’aujourd’hui, par la raison critique à la manière des exacts ;» (Constitution Apostolique Scripturarum thesaurus)
Source : www.anté-matière.fr
Les « textes premiers-engendrés » sont selon le Magister Catholique les textes originaux coécrits par Dieu avec l’hagiographe. L’hagiographe est l’auteur sacré auquel est inspiré ou dicté par Dieu le texte sacré, qui est de ce fait est coécrit par Dieu et un auteur sacré.

[3] Ce mot est a utiliser car il est la traduction du latin « ultionis », génitif de « ultio » qui signifie vengeance dans la bible. En voici un exemple d’utilisation dans les Actes des apôtres: « Et alors qu’il (Moïse) eût vu quelqu’un souffrant une injustice, il a vendiqué et a fait la vengeance (ultio) pour lui, qui était opprimé, en frappant l’égyptien. » Traduit de la neuve vulgate canonique en (Ac 7, 24) : « Et cum vidisset quendam iniuriam patientem, vindicavit et fecit ultionem ei, qui opprimebatur, percusso Aegyptio. 25 Existimabat autem intellegere fratres, quoniam Deus per manum ipsius daret salutem illis; at illi non intellexerunt. »
« ultio » ne doit pas être traduit par faire justice, comme par exemple dans la bible liturgique catholique de l’Aelf (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones) en (Luc 21, 22) d’où est issue cette présente note, car la justice consiste à rendre sa part à celui qui en a été floué : on rend justice par réparation aux victimes des torts qui leurs ont été causés par injustice.

[4] Traduit de la neuve vulgate canonique en (Luc 21, 22) : « Quia dies ultionis hi sunt, ut impleantur omnia, quae scripta sunt. »

[5] Traduit du texte latin du catéchisme de l’église catholique au § 116 : « Sensus litteralis. […] « Omnes [sacrae Scripturae] sensus fundentur super unum, scilicet litteralem ». »

[6] De vivre (avec) les malfaisants ne fera pas souffrir très vraisemblablement à cause de la loi de Moïse qui demande la réparation des péchés (Lv 5, 20-26)… donc la souffrance engendrée par un tort ne sera pas subie durant toute la vie… Il est possible aussi de comprendre que « tu ne pâtiras pas à vivre les malfaisants. »… parce qu’ils disparaitront d’une manière ou d’une autre de ton environnement.

[7] Ce n’est, espérons-le, pas dit par les anti-lecture-littérale-biblique « professionnels » qui défendent une indépendance d’interprétation du texte biblique, mais ce slogan est communément entendu parmi les « non professionnels » de la bible… disons que ce slogan « la lettre tue l’Esprit » serait la vulgarisation en milieu catholique des explications des anti-lecture-littérale-biblique « professionnels »…

[8] Dieu auteur des saintes écritures : « … : et examinant soigneusement cette vérité et la discipline contenue dans les livres écrits, et sans écrit par les traditions, lesquelles acceptées de la bouche elle-même du Christ par les apôtres, ou depuis les apôtres eux-mêmes par l’Esprit saint dictant, comme par les mains transmises, jusqu’à nous elles sont arrivées : les exemplaires suivis des pères orthodoxes, tous les livres tant de l’ancien que du nouveau testament, étant donné que de chacun des deux un Dieu soit auteur, et aussi les traditions elles-mêmes, à tel moment quant à la foi, à tel moment quant aux mœurs pertinentes, de même que dictées ou bien venant du Christ jusqu’à la bouche, ou de l’Esprit Saint, et conservées continues par la succession dans l’église catholique, elle soutient et vénère être nées de la piété par l’affection et la révérence. » (traduction du : Concile de Trente, session 4, Décret des écritures canoniques (Source : Sacrosancta Concilia de Labbei et Cossarti Ad Regiam Editionem, venetiis MDCCXXXIII, tome 20, page 22 : « perspiciensque hanc veritatem & disciplinam contineri in libris scriptis, & fine scripto traditionibus, quae ex ipsius Christi ore ab apostolis acceptae, aut ab ipsis apostolis Spiritu sancto dictante, quasi per manus traditae, ad nos usque pervenerunt : orthodoxorum patrum exempla secuta, omnes libros tam veteris quam novi testamenti, cum utriusque unus Deus fit auctor, nec non traditiones ipsas, tum ad fidem, tum ad mores pertinentes, tanquam vel ore tenus a Chriſto, vel a Spiritu Sancto, dictatas, & continua successione in eccleſia catholica conservatas, pari pietatis affectu ac reverentia suscipit ac veneratur. » ).

[9] Cette expression évangélique est bannie par les chrétiens… mais par ignorance… damner a dans les évangiles le même sens que condamner qui signifie con+damner = avec+damner. Dans les évangiles des saints Mathieu, Marc et Luc, le mot damné est employé à propos de Jésus damné à mort par les grands prêtres : voir la neuve vulgate en Mathieu 27, 3 ; Marc 10, 33 ; Luc 24, 20.

[10] Pourquoi le ministère de la damnation est-il glorieux (voir note 1 ci-dessous) ?
Le Pape François dans Amoris Laeticia (La joie de l’amour) : « Personne ne peut être damné à perpétuité, parce que c’est la mentalité de l’Évangile ! » (Source : Exhortation Apostolique Amoris Laeticia, du 19 mars 2016, au § 297 « Nemo in perpetuum damnari potest, quia haec est mens Evangelii! »).
On peut premièrement penser que le ministère de la damnation est glorieux parce qu’il permet de séparer les « bons » des « méchants » et de ce fait garantit dans le futur aux « bons » une vie de bonheur à l’abri des dangers, des tracasseries et autres mensonges qui pourrissent la vie…
Mais puisque Dieu est bon… il faut croire que la damnation serait une chance de plus pour certains « méchants » de vivre une période limitée de redressement en vue de leur bien propres et de celui des tiers… afin qu’ils deviennent « bons ». Jamais il n’est écrit dans la bible qu’une peine d’enfer soit éternelle… Quand en (Mathieu 25, 41) Jésus parle du feu éternel… ce n’est pas la peine qui est éternelle… c’est le feu ! Ce que le Pape François traduit par : « Personne ne peut être damné à perpétuité, parce que c’est la mentalité de l’Évangile ! » (voir source déjà mentionnée ci-dessus). Le ministère de la damnation est donc glorieux parce qu’il est une chance supplémentaire donnée aux damnés d’obtenir la vie éternelle… car n’oublions pas que l’homme par nature n’a pas la vie éternelle… qu’il peut avoir en mangeant de l’arbre de vie (Genèse 3, 22 de la neuve vulgate), arbre de vie dont l’accès est gardé par des chérubins et l’épée de feu tournoyante (Genèse 3, 24 de la neuve vulgate).
Note (1) :« De fait si le ministère de la damnation est une gloire, beaucoup plus le ministère de la justice abonde dans la gloire. » traduit de la bible neuve vulgate « typique » en (2 Cor 3, 9) : « Nam si ministerium damnationis gloria est, multo magis abundat ministerium iustitiae in gloria. »

[11] Glorification du ministère de la justice : dans ce même passage de 2 Corinthiens 3, saint Paul écrit : « De fait si le ministère de la damnation est une gloire, beaucoup plus le ministère de la justice abonde dans la gloire. » (2 Cor 3, 9 voir note 1). Saint Paul, qui explique qu’il imite Jésus-Christ, et que ses lecteurs doivent l’imiter lui (1 Cor 11, 1), explique le ministère de la justice, qui consiste à devenir juste et à justifier ceux qui se conduisent selon la foi de Jésus ; la glorification de ce ministère de la justice est seulement éclose ajoute-t-il : « 26. par le soutien de Dieu, jusqu’à l’ostension de sa justice en ce temps, afin qu’il soit lui-même (Ndlt : Jésus-Christ) juste et justifiant celui, qui est selon la foi de Jésus. Là est donc la glorification ? elle est éclose. » (Romains 3, 26 voir note 2).
Tous les chrétiens savent que Jésus-Christ nous enseigne cette « béatitude » : « Béats, ceux qui sont affamés et assoiffés de justice » (Mathieu 5, 6).
Note (1) : traduit de la bible neuve vulgate canonique en (2 Cor 3, 9) : « Nam si ministerium damnationis gloria est, multo magis abundat ministerium iustitiae in gloria. »
Note (2) : traduit de la bible neuve vulgate canonique en (Rm 3, 26) : « in sustentatione Dei, ad ostensionem iustitiae eius in hoc tempore, ut sit ipse iustus et iustificans eum, qui ex fide est Iesu. 27 Ubi est ergo gloriatio? Exclusa est. »

[12] Le passage suivant de l’évangile nous prouve bibliquement que certains morts dont il s’agit… sont… vivants et donc il s’agit bien d’une mort de l’âme et non du corps charnel… en effet, des morts (de l’âme) ont une activité terrestre pratique d’enterrer un mort (du corps de chair) : « pour que les morts ensevelissent leurs morts ; » traduit de la neuve vulgate canonique en (Luc 9, 60) « ut mortui sepeliant mortuos suos; »

[13] La pénitence est un agir qui consiste d’abord à réparer ses propres fautes… c’est restaurer un état juste (un état de justice) ; la réparation est l’action juste nécessaire pour rebâtir une paix sociale rompue par le fautif. Une réparation est demandée ou effectuée par ceux dont parle Jésus-Christ dans les célèbres « béatitudes » : « Béats, ceux qui sont affamés et assoiffés de justice » (Mathieu 5, 6).
L’exemple de Zachée dans l’évangile nous montre que le salut est à la suite de la réparation de ses torts : « … et, si j’ai fraudé quelqu’un, je rends le quadruple », alors Jésus lui répond : « En ce jour le salut est fait pour cette maison » (Luc 19, 8-10, voir note 1) ; et donc la bible n’écrit pas que Dieu dissimule les péchés à cause de la confession, mais à cause de la pénitence qui correspond bibliquement à la réparation de nos erreurs et péchés à nos victimes : « et tu dissimules les péchés des hommes à cause de la pénitence » (Sagesse 11, 23, voir note 2). Le Catéchisme de l’Église Catholique enseigne au § 1450 – « VII. Les actes du pénitent. Ces actes sont la contrition, la confession et la satisfaction. ». Il faut donc parler de secret à cause de la pénitence selon le Concile et selon la bible et selon le droit canonique : la simple confession, c’est-à-dire le simple aveu d’une faute ne suffit pas pour entrainer le secret sur le péché. Défendre le « secret de la confession » est le langage de ceux qui refusent la satisfaction, dont sa partie réparation envers les victimes est nécessairement en partie publique ( = le péché) car elle est destinée à remettre en ordre le juste état relationnel que le fautif a rompu par son iniquité . La réparation est l’action juste nécessaire pour rebâtir une paix sociale rompue par le fautif ; la réparation est aussi nécessaire eschatologiquement au pécheur : « Ceux qui vraiment, après l’acceptation de la grâce de justification, par le péché sont tombés, de nouveau ils pourront être justifiés, en suscitant Dieu par le sacrement de pénitence, par les mérites du Christ, ils se seront occupés de récupérer la grâce perdue. Mais ce mode de justification est la réparation de la faute » (Concile de Trente, session 6, Décret de justification, chapitre 14, De la faute et de ses réparations ; voir note 3).
Note 1 : traduit de la neuve vulgate canonique en (Luc 19, 8-10) : « …et, si quid aliquem defraudavi, reddo quadruplum ”. 9 Ait autem Iesus ad eum: “ Hodie salus domui huic facta est ».
Note 2 : traduit de la neuve vulgate canonique en (Sagesse 11, 23) « et dissimulas peccata hominum propter paenitentiam. »
Note 3 : traduit du Concile de Trente, session 6, Décret de justification, chapitre 14 « Des fautes et de leurs réparations. (De lapsis & eorum reparatione.) » : « Qui vero ab accepta justificationis gratia per peccatum exciderunt, rursus justificati poterunt, cum excitante Deo per poenitentae sacramentum, merito Chriſti, amissam gratiam recuperare procuraverint. Hic enim justificationis modus est lapsi reparatio » (Source : Sacrosancta Concilia de Labbei et Cossarti Ad Regiam Editionem, venetiis MDCCXXXIII, tome 20, page 38).

[14] La bible, dans les livres du Lévitique et des Nombres, enseigne le péché involontaire par ignorance en (Lv 4, 2 ; 5, 17 ;…), ou par erreur en (Lv 5, 15 ; Nb 15, 25). Rappelons très fort que le péché est l’iniquité… sans iniquité… pas de péché… cette définition de l’évangile de saint Jean nous permet de ne pas voir le péché partout… et de réfléchir à deux fois avant de désigner un mal comme un péché : « Chacun, qui fait un péché, fait aussi l’iniquité, parce que le péché est l’iniquité. » (1 Jean 3, 4, voir note (1)). Ensuite rappelons que l’iniquité peut aussi être faite involontairement (par erreur)… donc que le péché peut être de même fait par erreur…
Note (1) : traduction de la bible catholique canonique nova vulgata, Première lettre de l’apôtre Jean (1 Jn 3, 4) : « Omnis, qui facit peccatum, et iniquitatem facit, quia peccatum est iniquitas. ».

[15] Le passage suivant de l’évangile nous prouve bibliquement que certains morts dont il s’agit… sont… vivants et donc il s’agit bien d’une mort de l’âme et non du corps charnel… en effet, des morts (de l’âme) ont une activité terrestre pratique d’enterrer un mort (du corps de chair) : « pour que les morts ensevelissent leurs morts ; » traduit de la neuve vulgate canonique en (Luc 9, 60) « ut mortui sepeliant mortuos suos; »

[16] Traduit de la neuve vulgate canonique en (Jacques 5, 19-20): « 19 Fratres mei, si quis ex vobis erraverit a veritate, et converterit quis eum, 20 scire debet quoniam, qui converti fecerit peccatorem ab errore viae eius, salvabit animam suam a morte et operiet multitudinem peccatorum. »)

[17] Traduit de la neuve vulgate canonique en (Jean 12, 48) : « Qui spernit me et non accipit verba mea, habet, qui iudicet eum: sermo, quem locutus sum, ille iudicabit eum in novissimo die ».

[18] Que Jésus-Christ ne soit pas venu pour juger le monde mais pour le sauver (Jean 12, 47) signifie que lors de son incarnation Jésus est venu sauver le monde… mais il ne faut pas omettre que le même évangile de saint Jean enseigne que juger est un honneur car le Père a donné toute l’action judiciaire au Fils pour l’honorer comme Lui-même est honoré : « Et en fait le Père ne juge pas quelqu’un, mais toute action judiciaire il donne au Fils, afin que tous honorent le Fils, comme ils honorent le Père. » traduit de la vulgate canonique en (Jean 5, 22) : « 22 Neque enim Pater iudicat quemquam, sed iudicium omne dedit Filio, 23 ut omnes honorificent Filium, sicut honorificant Patrem. »

[19] L’évangile écrit de Jésus : « l’action judiciaire aux nations il annoncera » (Mathieu 12, 18 : traduit de la vulgate canonique « iudicium gentibus nuntiabit »). Car le latin judicium(action judiciaire) est différent de la chose jugée, le jugement, qui se dit judicatum… mais qui n’est pas employé dans le nouveau testament de l’édition neuve vulgate « typique ».

[20] Traduit de la neuve vulgate « typique » en (2 Timothée 3, 15-17) « 15 et quia ab infantia Sacras Litteras nosti, quae te possunt instruere ad salutem per fidem, quae est in Christo Iesu. 16 Omnis Scriptura divinitus inspirata est et utilis ad docendum, ad arguendum, ad corrigendum, ad erudiendum in iustitia, 17 ut perfectus sit homo Dei, ad omne opus bonum instructus. »

[21] Le Pape écrit à propos de l’édition vulgate en latin de la bible : « dans les choses de la foi et des mœurs de toute erreur être absolument immune; » (Traduit du latin canonique de la lettre Papale Divino afflante Spiritu : « in rebus fidei ac morum ab omni prorsus esse errore immunem; »)

[22]Traduit du latin canonique de la Lettre encyclique de sa sainteté le pape Pie XII sur les études bibliques: « Quare exegeta, sicut litteralem, ut aiunt, verborum significationem, quam hagiographus intenderit atque expresserit, reperire atque exponere debet, ita spiritualem etiam, dummodo rite constet illam a Deo fuisse datam. » (Divino afflante Spiritu, 6ème paragraphe).
SOURCE du texte : site internet du Vatican

[23] Ces exégètes bibliques sont de fait le plus souvent des eisegètes… L’eisegèse est une interprétation subjective, opposée à l’exégèse. Cette pseudo-science a donné lieu dans l’église catholique à une protestantisation des croyances issues de la bible qui sont de plus en plus déconnectées de la foi. En bref, le grand sport pratiqué aujourd’hui est une déconnexion du texte littéral pour y substituer des ersatz qui sont justifiés comme étant une révélation personnelle de l’Esprit-Saint… sans toutefois de recul critique sur le fait que ces ersatz sont tout aussi bien issus des élucubrations personnelles ou d’inspirations de démons… en effet il n’y a logiquement pas de possibilité de remettre un texte biblique dans son état original autrement que par Dieu Lui-même. Alors l’exégèse biblique historico-critique est le nom pseudo-scientifique d’une démarche spirite cachée, sinon, toute science humaine qui prétend pouvoir faire une révision critique d’un texte sacré à la place de Dieu est nécessairement menteuse… Ces exégèses bibliques historico-critique sont le pain des catholiques rationalistes… sans intelligence et sans foi.
Démarche historico-critique : Personne ne peut forcer quiconque à avoir la foi en les écritures bibliques sacrées telles que choisies, corrigées, et éditée en latin qui est sa référence typique… (la source canonique, on peut certes le déplorer aujourd’hui mais pas hier, est écrite la plupart du temps en latin…), car la sainte bible sacrée est définie par le saint Magister catholique… si telle lettre de saint Paul est incorporée au saint Magister catholique… ce n’est pas parce que ce serait saint Paul mais parce qu’un Pape a décrété que cette lettre est sans erreurs du point de vue de la foi et des mœurs… ce n’est pas parce que ce serait saint Paul car peut-être que saint Paul, avant qu’il ne soit saisi par l’Esprit Saint, avait écrit des lettres qui n’étaient pas canoniques… Pour cette raison les discours d’historiens qui cherchent à savoir qui est le coauteur de telle ou telle livre biblique… ou chapitre… sont totalement vains du point de vue de la foi et des mœurs puisque c’est un Pape qui définit mystiquement que tel texte est issu de Dieu ou non. Une démarche historique est toujours vaine concernant le domaine propre à l’Église qui est la foi et les mœurs… pour connaitre ce que Dieu veut que la foi et les mœurs soient…

[24] Selon le concile Vatican II, à propos de l’Église du Christ: « Celle-ci est l’unique Église du Christ, […] elle subsiste dans l’Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et par les épiscopes dans sa communion » (Lumen Gentium § 8 :« Haec est unica Christi Ecclesia, […] subsistit in Ecclesia catholica, a successore Petri et Episcopis in eius communione gubernata »)
Source : www.vatican.va

[25] Traduit de la neuve vulgate « typique » et canonique en (Jean 12, 48) : « Qui spernit me et non accipit verba mea, habet, qui iudicet eum: sermo, quem locutus sum, ille iudicabit eum in novissimo die,… »
La vulgate sixto-clémentine canonique écrit : « Qui spernit me et non accipit verba mea, habet qui judicet eum. Sermo quem locutus sum, ille judicabit eum in novissimo die. »

[26] Traduit du latin canonique de la Lettre encyclique Divino afflante Spiritude sa sainteté le pape Pie XII sur les études bibliques, partie II : « Talem cum dederint interpretationem, imprimis, ut diximus, theologicam, efficaciter illos ad silentium redigent, qui, asseverantes se vix quidquam in biblicis commentariis invenire, quod mentem ad Deum extollat, animum enutriat, interiorem vitam promoveat, ad spiritualem quamdam et mysticam, ut aiunt, interpretationem confugiendum esse dictitant. Quod quam parum recte profiteantur, ipsa multorum experientia docet, qui verbum Dei iterum atque iterum considerantes ac meditantes, suum animum perfecerunt, et erga Deum sunt vehementi amore permoti; idemque perpetua Ecclesiae institutio ac summorum Doctorum monita lucide ostendunt. Non omnis sane spiritualis sensus a Sacra Scriptura excluditur. Quae enim in Vetere Testamento dicta vel facta sunt, ita a Deo sapientissime sunt ordinata atque disposita, ut praeterita spirituali modo ea praesignificarent, quae in novo gratiae foedere essent futura. »

[27] Traduit du texte latin du catéchisme de l’église catholique au § 116 : « Sensus litteralis. […] « Omnes [sacrae Scripturae] sensus fundentur super unum, scilicet litteralem ». »

[28] Traduit du texte latin du catéchisme de l’église catholique au § 117 : « Sensus spiritualis. Propter consilii Dei unitatem, non solum Scripturae textus, sed etiam res et eventus de quibus textus loquitur, signa esse possunt. »

[29] Traduit de la neuve vulgate canonique et « typique » en (Hébreux 8, 10) « dando leges meas in mentem eorum, et in corde eorum superscribam eas; et ero eis in Deum, et ipsi erunt mihi in populum. »Saint Paul reprend ici la prophétie de (Jérémie 31, 33) : « Sed hoc erit pactum, quod feriam cum domo Israel post dies illos, dicit Dominus: Dabo legem meam in visceribus eorum et in corde eorum scribam eam; et ero eis in Deum, et ipsi erunt mihi in populum. »
L’information qu’il s’agit du nouveau testament se trouve deux versets plus haut en (Hébreux 8, 8).

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